LR: « encore » possible de « vivre et travailler ensemble », juge Woerth
Le député LR et ancien ministre Eric Woerth a jugé dimanche "encore" possible pour les membres de son parti de "vivre et...

LR: « encore » possible de « vivre et travailler ensemble », juge Woerth

Le député LR et ancien ministre Eric Woerth a jugé dimanche "encore" possible pour les membres de son parti de "vivre et...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le député LR et ancien ministre Eric Woerth a jugé dimanche "encore" possible pour les membres de son parti de "vivre et travailler ensemble", mettant cependant en garde contre le "risque de s'isoler en autant de chapelles que de lignes politiques".

Alors que le président de la région des Hauts-de-France Xavier Bertrand affirme que "nous continuons à vivre ensemble, mais ça fait bien longtemps qu'on ne s'aime plus" au sein de LR, M. Woerth a affirmé sur Europe1/CNews/Les Echos avoir été "surpris par cette interview".

Prenant "acte" de sa décision de ne pas briguer la tête du parti où M. Bertrand "était légitime pour être un candidat", le député de l'Oise a ajouté que "sur son diagnostic de la droite, on ne peut pas dire qu'il ait totalement tort, bien sûr que nous sommes fracturés, mais on a toujours été divisés sur un certain nombre de lignes idéologiques".

A ses yeux, les "défaites" électorales successives de LR ont été "des révélateurs probablement de manières différentes de penser la stratégie de ce que devrait être la droite républicaine".

"Avant de s'occuper des hommes ou des femmes qui incarnent la droite républicaine, il faut d'abord s'occuper d'éclaircir ce que nous sommes", a-t-il dit.

"Je pense encore qu'on peut vivre ensemble", a insisté M. Woerth, laissant entendre qu'il regrettait la création du groupe "constructif" LR-UDI créé notamment par Thierry Solère. "Nous aurions pu travailler dans le cadre du groupe LR, en faisant vivre des idées différentes", a-t-il estimé.

Prié de dire s'il partageait l'avis de Xavier Bertrand, pour lequel Laurent Wauquiez "court après l'extrême droite", l'ancien ministre a répondu: "On a plein de talents et on ne va pas commencer à les flinguer les uns après les autres".

S'il a considéré que "la primaire (...) a radicalisé un peu la droite", M. Woerth a assuré que "personne n'a envie de courir derrière le FN". "Ca fait 30 ans qu'on nous fait ce procès-là", dit-il.

Clamant être "unioniste", il a souligné le "risque de s'isoler en autant de chapelles qu'il y a de petites lignes politiques". Il a appelé à "essayer de travailler ensemble". "ça ne veut pas dire qu'on va partir en vacances ensemble", a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le