LR fustige l' »échec de la méthode » Macron sur les retraites
Les Républicains, partisans de mettre un terme aux régimes spéciaux "avec un calendrier de sortie", concentrent leurs attaques...

LR fustige l' »échec de la méthode » Macron sur les retraites

Les Républicains, partisans de mettre un terme aux régimes spéciaux "avec un calendrier de sortie", concentrent leurs attaques...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les Républicains, partisans de mettre un terme aux régimes spéciaux "avec un calendrier de sortie", concentrent leurs attaques sur l'"échec de la méthode Macron" et le flou de son projet de réforme des retraites.

"Emmanuel Macron a, en réalité, déjà échoué", a assuré le président des députés LR Damien Abad aux Échos de mardi, jour où s'est réuni le comité stratégique du parti.

Lors de cette réunion plusieurs positions ont été arrêtées, notamment d'aligner les règles du public sur le privé et de mettre fin aux régimes spéciaux avec "un calendrier de sortie", a-t-on appris après du parti.

Si la demande rejoint la volonté affichée par l'exécutif d'un système universel de retraites, LR se montre sceptique sur la réelle volonté de réforme d'Emmanuel Macron.

"A un moment il faut qu'il tranche, qu'il dise ce qu'il veut exactement, (...) on ne joue pas avec les Français de cette façon-là", a affirmé lundi Éric Worth, en appelant le gouvernement à "terminer le travail" entamé par la droite sur les régimes spéciaux.

"Le conflit social du 5 décembre est d'abord l'illustration de l'échec de la méthode Macron: des discours, des annonces souvent contradictoires et, au final, un projet flou sans ligne directrice qui génère inquiétude et anxiété", assure-t-on chez LR.

Autre position: préserver le pouvoir d'achat des retraités en refusant "toute hausse des cotisations ou toute baisse des pensions", indique-t-on chez LR. "Il faut jouer sur l'âge légal, jusqu'à 65 ans, en tenant compte de la pénibilité", selon M. Abad.

LR veut aussi garantir les pensions de réversion et "défendre les acquis de la politique familiale concernant les droits familiaux et conjugaux, qui sont des piliers de notre système de retraite".

"La liste des perdants est en train de s'allonger (...) Comment le gouvernement peut-il négliger autant la politique familiale ?" s'est interrogé mardi Bruno Retailleau de passage à l'Assemblée.

Dans une étude publiée mardi, l'Institut de la protection sociale (IPS) affirme que la réforme voulue par Emmanuel Macron se traduira par "une baisse de retraite programmée pour de nombreuses femmes". Le think-tank pro-entreprises a en cela planché sur l'une des pistes du rapport Delevoye, qui reste non arbitrée.

Les Républicains réclament enfin, en droite ligne de la proposition de loi annoncée par M. Retailleau, que soit assuré "le principe de continuité des services publics".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

LR fustige l' »échec de la méthode » Macron sur les retraites
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le