LR: Karoutchi n’écarte pas « d’office » une primaire pour la présidentielle
Le vice-président de la commission d'investiture des Républicains Roger Karoutchi a estimé qu'il ne fallait pas écarter "d'office...

LR: Karoutchi n’écarte pas « d’office » une primaire pour la présidentielle

Le vice-président de la commission d'investiture des Républicains Roger Karoutchi a estimé qu'il ne fallait pas écarter "d'office...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le vice-président de la commission d'investiture des Républicains Roger Karoutchi a estimé qu'il ne fallait pas écarter "d'office" une primaire avant la présidentielle de 2022, que des candidats à la présidence du parti veulent supprimer.

Encore traumatisés par leur déroute aux élections européennes, qui a provoqué la démission de leur président Laurent Wauquiez, Les Républicains préparent l'élection interne de son successeur, prévue le 12 octobre, avec trois candidats en lice: Christian Jacob, député de Seine-et-Marne, donné favori, Guillaume Larrivé, député de l'Yonne, et Julien Aubert, député du Vaucluse.

"Je n'ai pas de religion", a dit le sénateur sur RTL, "n'écartons pas d'office la primaire". "Un parti fort, nombreux, avec un candidat naturel, n'a pas besoin de primaires", à l'inverse d'"un parti faible, avec un candidat non évident", a jugé Roger Karoutchi.

"Si dans les deux ans qui viennent, il y a un élan, il y a 100 ou 200.000 adhérents supplémentaires et une tête de file qui soit un bon candidat, banco, pas de primaires. Si en revanche c'est plus compliqué, faisons une primaire pour éviter qu'il y ait deux ou trois candidats de droite au premier tour, ce qui serait la clef donnée pour un nouveau duel Macron-Le Pen au second tour", a-t-il expliqué.

Le député et candidat à la présidence de LR Guillaume Larrivé a proposé en juillet la suppression de la primaire avant la présidentielle de 2022, disant avoir "très mal vécu les primaires de 2016 qui ont été en réalité une machine à créer de la division". François Fillon avait été préféré à Nicolas Sarkozy et Alain Juppé mais avait été éliminé dès le premier tour après avoir été mis en examen pour des soupçons d'emplois fictifs de son épouse.

Egalement candidat à la présidence de LR, le député Julien Aubert veut lui aussi supprimer la primaire en la remplaçant soit par "un système d’élection directe par les seuls sympathisants et adhérents, avec un vrai statut du sympathisant", soit par "la création d’un collège électoral composé des conseillers nationaux et des élus locaux LR à jour de cotisation".

Partager cet article

Dans la même thématique

LR: Karoutchi n’écarte pas « d’office » une primaire pour la présidentielle
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le