LR: Raffarin inquiet du limogeage du Calmels
L'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin délivre plusieurs avertissements au président de LR Laurent Wauquiez dans le JDD,...

LR: Raffarin inquiet du limogeage du Calmels

L'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin délivre plusieurs avertissements au président de LR Laurent Wauquiez dans le JDD,...
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L'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin délivre plusieurs avertissements au président de LR Laurent Wauquiez dans le JDD, préférant "un parti de projets à un parti de tracts", s'inquiétant du limogeage de Virgine Calmels et insistant sur le rassemblement des "deux droites historiques".

"Tant que mon parti ne se mobilisera pas sur les trois défis de notre avenir –l’Europe, le numérique et les migrations–, il passera à côté de son histoire. J’espère que le débat européen y fera émerger une culture de la solution, du projet, et pas simplement une culture du problème, du slogan", déclare M. Raffarin, qui n'ira pas au conseil national samedi à Menton axé sur le débat européen.

Et "pour le moment, en dehors de Valérie Pécresse, je ne vois pas de travail de fond engagé. C’est le défi de Laurent Wauquiez : la question n’est pas d’avoir des supporters. Elle est d’inventer l’avenir. Nous verrons là s’il est à la hauteur de ses ambitions", glisse-t-il.

Comme on lui demande si Laurent Wauquiez doit prendra la tête de liste aux européennes, l'ancien locataire de Matignon répond que "dans la culture française, le rôle du chef est d’être en avant. Mais la question principale pour LR, c’est de choisir des méthodes qui rassemblent les deux droites historiques – orléaniste et bonapartiste. La tête de liste doit être acceptable par les uns et les autres".

"Nous débattrons de cela en septembre autour d’Alain Juppé à Bordeaux à l’occasion de nos +vendanges + annuelles", prévient celui qui avait prévenu fin avril qu'aux européennes de 2019, entre LR et LREM, il voterait "pour la liste la plus européenne".

Quant au tract controversé "pour que la France reste la France", M. Raffarin "préfère un parti de projets à un parti de tracts". Et le limogeage du poste de numéro deux de Virginie Calmels, "cela m’inquiète sur la place que le parti va donner au débat. Les sujets sont tellement difficiles qu’il faut accepter la diversité et l’organiser".

"Si dans la politique française, un dangereux manichéisme pro-Macron/anti-Macron s’installe, une entente des protestataires n’est pas à exclure le jour où Emmanuel Macron serait en difficulté. La force d’une droite républicaine peut nous éviter ce scénario italien. C’est la seule raison pour laquelle je suis encore aux Républicains", dit M. Raffarin.

Interrogé sur son éventuel rapprochement avec Valérie Pécresse au sein du parti, il affirme n'être "plus dans une logique d’écuries", mais reconnaît que "Valérie Pécresse mène un vrai travail de réflexion et d’action qui fait d’elle une force d’avenir". "Dans l’opposition, tout l’enjeu pour un leader est de ne pas perdre son temps dans des batailles subalternes pour travailler sur l'essentiel", avertit-il encore.

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