LR: Raffarin inquiet du limogeage du Calmels
L'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin délivre plusieurs avertissements au président de LR Laurent Wauquiez dans le JDD,...

LR: Raffarin inquiet du limogeage du Calmels

L'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin délivre plusieurs avertissements au président de LR Laurent Wauquiez dans le JDD,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin délivre plusieurs avertissements au président de LR Laurent Wauquiez dans le JDD, préférant "un parti de projets à un parti de tracts", s'inquiétant du limogeage de Virgine Calmels et insistant sur le rassemblement des "deux droites historiques".

"Tant que mon parti ne se mobilisera pas sur les trois défis de notre avenir –l’Europe, le numérique et les migrations–, il passera à côté de son histoire. J’espère que le débat européen y fera émerger une culture de la solution, du projet, et pas simplement une culture du problème, du slogan", déclare M. Raffarin, qui n'ira pas au conseil national samedi à Menton axé sur le débat européen.

Et "pour le moment, en dehors de Valérie Pécresse, je ne vois pas de travail de fond engagé. C’est le défi de Laurent Wauquiez : la question n’est pas d’avoir des supporters. Elle est d’inventer l’avenir. Nous verrons là s’il est à la hauteur de ses ambitions", glisse-t-il.

Comme on lui demande si Laurent Wauquiez doit prendra la tête de liste aux européennes, l'ancien locataire de Matignon répond que "dans la culture française, le rôle du chef est d’être en avant. Mais la question principale pour LR, c’est de choisir des méthodes qui rassemblent les deux droites historiques – orléaniste et bonapartiste. La tête de liste doit être acceptable par les uns et les autres".

"Nous débattrons de cela en septembre autour d’Alain Juppé à Bordeaux à l’occasion de nos +vendanges + annuelles", prévient celui qui avait prévenu fin avril qu'aux européennes de 2019, entre LR et LREM, il voterait "pour la liste la plus européenne".

Quant au tract controversé "pour que la France reste la France", M. Raffarin "préfère un parti de projets à un parti de tracts". Et le limogeage du poste de numéro deux de Virginie Calmels, "cela m’inquiète sur la place que le parti va donner au débat. Les sujets sont tellement difficiles qu’il faut accepter la diversité et l’organiser".

"Si dans la politique française, un dangereux manichéisme pro-Macron/anti-Macron s’installe, une entente des protestataires n’est pas à exclure le jour où Emmanuel Macron serait en difficulté. La force d’une droite républicaine peut nous éviter ce scénario italien. C’est la seule raison pour laquelle je suis encore aux Républicains", dit M. Raffarin.

Interrogé sur son éventuel rapprochement avec Valérie Pécresse au sein du parti, il affirme n'être "plus dans une logique d’écuries", mais reconnaît que "Valérie Pécresse mène un vrai travail de réflexion et d’action qui fait d’elle une force d’avenir". "Dans l’opposition, tout l’enjeu pour un leader est de ne pas perdre son temps dans des batailles subalternes pour travailler sur l'essentiel", avertit-il encore.

Partager cet article

Dans la même thématique

BIDONVILLE A MAYOTTE
7min

Politique

Inégalités dans les outre-mer : école, santé, pouvoir d’achat… Les propositions de la commission d’enquête du Sénat pour combler les disparités avec la métropole

La commission d’enquête sénatoriale sur les « inégalités systémiques » frappant les territoires ultramarins a rendu ses conclusions ce jeudi. Lancée par les sénateurs communistes, elle formule une soixantaine de propositions balayant le spectre des difficultés outre-mer, de la gestion sanitaire à la souveraineté économique.

Le

Presidential candidate Jean-Luc Melenchon gives a press conference in Paris
7min

Politique

Écorégions : Jean-Luc Mélenchon propose de redessiner la carte des régions pour faire de la France « la première République écologique du monde »

En pleine séquence de canicule, le chef de file de La France insoumise relance son projet de « république écologique ». Le candidat à l’élection présidentielle propose, s’il accède à l’Élysée, de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants. Une réforme institutionnelle ambitieuse, qui reste à ce stade une proposition de campagne.

Le

Session of questions to the government at the National Assembly
9min

Politique

Main tendue de Laurent Wauquiez à Édouard Philippe : « C'est le retour de la droite la plus bête du monde », tacle le camp de Bruno Retailleau

Dans les colonnes du Figaro, le patron des députés de droite, Laurent Wauquiez semble avoir, une fois de plus, savonné la planche du candidat à la présidentielle de son parti, Bruno Retailleau, estimant, sans le nommer, qu'il devrait « savoir se retirer le plus tôt possible » au profit du candidat le mieux placé pour rassembler la droite et le centre, en l'occurrence Édouard Philippe. Si l'entourage de Laurent Wauquiez dément tout soutien au candidat Horizons, ses propos agacent mais ne surprennent pas vraiment le camp du Vendéen.

Le

LR: Raffarin inquiet du limogeage du Calmels
3min

Politique

Loi d’urgence agricole : « Si le Sénat fait le choix de faire capoter le texte, ce sera sa responsabilité », tacle Marc Fesneau, président des députés MoDem

Invité de la matinale de Public Sénat ce jeudi, Marc Fesneau a réaffirmé les lignes rouges de la majorité gouvernementale concernant le projet de loi d’urgence agricole, actuellement examiné au Sénat. La réintroduction de plusieurs pesticides par les sénateurs menace de « faire capoter le texte », qui ne pourra être voté en l’état à l’Assemblée, avertit l’ancien ministre de l’agriculture.

Le