LREM met une « dernière » fois en garde sa députée Thill
La République en marche a mis une "dernière" fois en garde jeudi la députée Agnès Thill "contre les excès" de ses "prises de...

LREM met une « dernière » fois en garde sa députée Thill

La République en marche a mis une "dernière" fois en garde jeudi la députée Agnès Thill "contre les excès" de ses "prises de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La République en marche a mis une "dernière" fois en garde jeudi la députée Agnès Thill "contre les excès" de ses "prises de position publiques", après des propos concernant un supposé "lobby LGBT à l'Assemblée nationale".

Dans ce courrier que l'AFP s'est procuré, le patron par intérim du parti Philippe Grangeon, et celui du groupe de députés Gilles Le Gendre, condamnent "avec la plus grande fermeté" un tweet de la députée de l'Oise, depuis supprimé.

Dans ce message portant sur la procréation médicalement assisté, Mme Thill dénonçait "un puissant lobby LGBT à l'Assemblée nationale", tout en arguant que "l'Assemblée nationale n'est pas la France".

Ces propos "contreviennent aux valeurs" de La République en marche, estiment MM. Grangeon et Le Gendre en ajoutant que "les termes de +lobby LGBT+ relèvent d'une sémantique homophobe".

"Tes propos n'expriment pas une conviction. Ils constituent une mise en cause insidieuse de certains de nos collègues", poursuivent les deux cadres du parti.

Mme Thill a par la suite dit "regrette(r) (s)es propos qui ont pu heurter certains de (s)es collègues et d'autres". "Je ne juge aucune vie personnelle. Revenons sur le fond. Et que chacun puisse s’exprimer sereinement. Je m’y engage", a-t-elle ajouté.

"Nous avons pris note des +regrets+ que tu as exprimés par la suite. Des excuses en bonne et due forme auraient été plus appropriées", ont estimé MM. Grangeon et Le Gendre.

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a pour sa part qualifié le tweet de Mme Thill d'"absolument inacceptable".

Mme Thill a plusieurs fois exprimé ses critiques quant à l'extension de la PMA à toutes les femmes, une mesure soutenue par Emmanuel Macron durant la campagne. Elle avait aussi fait polémique sur Twitter en juillet en répondant à un internaute favorable à l'euthanasie: "le suicide n'est pas interdit en France".

Partager cet article

Dans la même thématique

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le

LREM met une « dernière » fois en garde sa députée Thill
2min

Politique

Tribune anti-Bolloré : « La réponse de Maxime Saada est grave parce que c'est une atteinte à la liberté d'expression », estime la sénatrice socialiste, Sylvie Robert

De retour du festival de Cannes, la vice-présidente socialiste du Sénat et membre de la commission de la culture, Sylvie Robert s’est émue de la menace du patron de Canal +, Maxime Saada de ne plus travailler avec les signataires d’une tribune dénonçant l’influence croissante de Vincent Bolloré sur le cinéma français.

Le

LREM met une « dernière » fois en garde sa députée Thill
2min

Politique

Tribune anti-Bolloré : les propos de Maxime Saada « rappellent les heures sombres du maccarthysme », dénonce le sénateur écologiste, Ronan Dantec

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le sénateur écologiste, Ronan Dantec a interpellé la ministre de la Culture, Catherine Pégard sur la menace du patron de Canal + d’écarter les signataires d’une tribune contre l’influence de Vincent Bolloré. « Ça rappelle les heures sombres du maccarthysme s’attaquant à Hollywood », a-t-il fustigé.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
4min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire : une proposition de loi du Sénat pour contrôler les antécédents des personnels, adoptée en commission

Alors que 78 agents de la ville ont été suspendus dans les écoles parisiennes, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles depuis le début de l’année, une proposition de loi sénatoriale vise à mettre en place une enquête administrative pour vérifier les antécédents judiciaires et le comportement des candidats à des postes d’encadrement des enfants.

Le