LREM visé par une enquête du parquet de Paris sur l’origine de 144.000 euros de dons
Le parquet de Paris a ouvert mardi une enquête préliminaire sur l'origine non identifiée de 144.000 euros de dons reçus en 2017...

LREM visé par une enquête du parquet de Paris sur l’origine de 144.000 euros de dons

Le parquet de Paris a ouvert mardi une enquête préliminaire sur l'origine non identifiée de 144.000 euros de dons reçus en 2017...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le parquet de Paris a ouvert mardi une enquête préliminaire sur l'origine non identifiée de 144.000 euros de dons reçus en 2017 par La République en marche (LREM), a-t-on appris de source judiciaire.

Cette enquête fait suite à un signalement du 12 novembre de la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP), qui "a dénoncé au parquet de Paris des faits susceptibles de constituer une infraction à la législation sur la transparence de la vie publique", a indiqué cette source, confirmant une information d'Europe 1.

La CNCCFP a fait ce signalement "suite au contrôle des justificatifs de recettes transmis par l'association du financement du parti LREM et à l'impossibilité d'identifier l'origine de certains dons perçus au cours de l'année 2017 pour un montant total de 144.000 euros effectués par chèques, virements ou bien encore paiements électroniques".

L'identification des donateurs est nécessaire pour vérifier qu'une même personne n'a pas dépassé le plafond autorisé pour les versements à des partis politiques. Ce plafond est fixé à 7.500 euros par personne et par an.

L'enquête a été confiée à la police anticorruption de l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLICCF).

Le chef de file de la France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, qui avait contesté avec virulence les perquisitions menées chez lui et au siège de son mouvement mi-octobre dans le cadre de deux enquêtes du parquet de Paris, a aussitôt réagi sur Twitter. "Il y aura aussi des perquisitions à domicile ? Le fichier des adhérents et donateurs sera confisqué aussi ? Ou bien ce sera ouvertement deux poids deux mesures ?", a-t-il écrit.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Hossegor, histoires d’utopistes » de Guillaume Estivie
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Hossegor, une cité balnéaire façonnée au fil des utopies

Voici 100 ans que l’histoire de la côte basque s’écrit, traversée par de multiples révolutions… culturelle, architecturale, ou encore sportive. Une communion entre les Hommes et la nature qui a permis à un petit quartier de la commune de Soorts de s’émanciper pour devenir la célèbre station balnéaire d’Hossegor, dans le département des Landes. Mais qui sont les écrivains qui décident de s’installer au bord du lac marin à l’aube du XXe siècle ? Quel héritage reste-t-il de ces amoureux de la côte basque ? "Hossegor, histoires d’utopistes", un documentaire de Guillaume Estivie à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Lecornu marché ok
11min

Politique

« Il veut être le dauphin d’Emmanuel Macron » : la stratégie de Sébastien Lecornu interroge de plus en plus dans le camp présidentiel, en vue de 2027

Entre le projet de loi agricole ou la fin de vie, les sujets de tensions entre le premier ministre et les députés Renaissance s’accumulent, avec le sentiment qu’il cherche plus à parler aux LR. Certains y voient une volonté de jouer sa carte et de préparer le terrain à une éventuelle candidature à la présidentielle, si personne « ne plie le match » dans le bloc central. « Tout peut se passer », selon le député proche du chef de l’Etat, Marc Ferracci, qui n’exclut pas que l’hypothèse Lecornu puisse prendre forme.

Le

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le