Lubrizol : Agnès Buzyn reconnaît « des difficultés dans la communication, mais pas de défaillances dans la gestion de la crise »
Le 26 septembre, l’usine chimique de Lubrizol à Rouen était ravagée par un incendie impressionnant. Un mois après, les inquiétudes demeurent pour la population normande, malgré des résultats rassurants selon le gouvernement.

Lubrizol : Agnès Buzyn reconnaît « des difficultés dans la communication, mais pas de défaillances dans la gestion de la crise »

Le 26 septembre, l’usine chimique de Lubrizol à Rouen était ravagée par un incendie impressionnant. Un mois après, les inquiétudes demeurent pour la population normande, malgré des résultats rassurants selon le gouvernement.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Il y a certainement eu des difficultés dans la communication, mais pas de défaillances dans la gestion immédiate de la crise. L'incendie aurait pu être bien pire, il aurait pu y avoir des explosions, ça a été bien maîtrisé » déclare la ministre de la Santé et des Solidarités Agnès Buzyn.  La ministre se veut rassurante, estimant que la population a été confinée à temps, et n’a pas été exposée à des produits chimiques dangereux.

« La suie, tout ce qui était noir sur le sol a été analysé, il n'y a pas d'hydrocarbures, d'amiante, de dioxyde sur ces prélèvements, en tout cas pas au-delà de seuils autorisés » explique-t-elle. Mais les analyses se poursuivent en profondeur, avec notamment des prélèvements dans les sols profonds, pour être certain que « rien ne s’est passé ». « On commence à avoir énormément de voyants au vert, on peut d'ores et déjà rassurer la population rouennaise » estime la ministre.

Sur la question de la mise en place d’un suivi épidémiologique, Agnès Buzyn répond qu’il est encore trop tôt pour une décision. « Faut-il mettre en place une surveillance spécifique de la population rouennaise ? Ça dépendra des résultats de tous les prélèvements » déclare-t-elle.

Mais la ministre apporte une nuance sur une éventuelle prise en charge sanitaire : « Un suivi épidémiologique, ce n'est pas forcément un suivi individuel. […] L'ensemble des prélèvements est analysé par nos agences de santé publique, et en fonction de ce qui aura été trouvé, nous proposerons un suivi général de la population, pas individuel ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Réduction de nombre de fonctionnaires : le virage à 180 degrés de Gabriel Attal
6min

Politique

Réduction de nombre de fonctionnaires : le virage à 180 degrés de Gabriel Attal

Le candidat de Renaissance à l’élection présidentielle joue cartes sur tables en dévoilant de premières propositions pour mettre fin à la dérive des comptes publics, citant par exemple la suppression de 100 000 postes de fonctionnaires, ce qu’il avait refusé trois ans et demi plus tôt au Sénat.

Le

CANIS LUPUS
10min

Politique

Gestion de l’eau, pesticides, prédation du loup… Ce que contient le projet de loi d’urgence agricole adopté par le Sénat

Le Sénat a adopté le projet de loi d'urgence agricole, après l’avoir profondément durci sous l’impulsion de sa majorité de droite et du centre. Le texte multiplie les concessions au monde agricole, de la réintroduction dérogatoire de certains pesticides au doublement des capacités de stockage en eau, ce que la gauche n’a pas manqué de dénoncer. Tour d’horizon des principales dispositions du texte.

Le

France, Pyrenees-Orientales, July 2, 2026: Wildfire between Canet-en-Roussillon and Sainte-Marie-la-Mer
7min

Politique

Incendies : « Il faut arrêter avec l’idée de l’État nounou. La responsabilité individuelle est essentielle », alerte la sénatrice Lauriane Josende

Le violent incendie qui a frappé jeudi Sainte-Marie-la-Mer et Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales) a entraîné l’évacuation de près de 3 000 personnes et détruit des centaines de bungalows dans plusieurs campings. Si le feu est désormais maîtrisé, les autorités redoutent une saison des incendies particulièrement intense, sur fond de canicule et de sécheresse persistante.

Le