Luc Carvounas : « Le Président souhaiterait être seul sur tous les leviers de commandement »
Le député de la 9e circonscription du Val-de-Marne Luc Carvounas, membre de la commission Défense à l’Assemblée, a réagi à l’altercation entre le chef d’état-major des armées et Emmanuel Macron.

Luc Carvounas : « Le Président souhaiterait être seul sur tous les leviers de commandement »

Le député de la 9e circonscription du Val-de-Marne Luc Carvounas, membre de la commission Défense à l’Assemblée, a réagi à l’altercation entre le chef d’état-major des armées et Emmanuel Macron.
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Par Alice Bardo

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« Qu’est ce que c’est que cette histoire inventée pour les enfants ? » La passe d’armes entre Emmanuel Macron et Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, déplaît particulièrement à Luc Carvounas. Le député rappelle que les propos tenus par le second lors de son audition par la commission Défense de l’Assemblée, jeudi dernier, l’ont été à « huis clos » et qu’ainsi le Président n’avait à y réagir.

La polémique a trait à la diminution du budget des armées mais le député veut « porter le débat au niveau institutionnel », en rappelant que « le Parlement est censé contrôler l’exécutif » et que ses membres ont le « droit de parler de manière ouverte avec ceux qu’(ils) auditionnent ». Le cas échéant, « cela envoie comme message aux futurs auditionnés que si l’échange avec les parlementaires ne convient pas au Président, cela se transformera peut-être en limogeage habillé ».

« J’ai bien compris que le Président souhaiterait être seul sur tous les leviers de commandement, mais il y a une chose qui s’appelle la Vème République et moi je suis extrêmement inquiet de la manière dont le Président a tapé le chef d’état-major devant des militaires censés défiler le lendemain. » Luc Carvounas considère que « ça en dit long sur la verticalité, mais aussi sur le fonctionnement des institutions de celui qui est censé en être le garant. » Et de conclure : « On n’en est qu’au début du mandat. »

Luc Carvounas : « ça en dit long sur la verticalité, mais aussi sur le fonctionnement des institutions de celui qui est censé en être le garant »
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