Luc Chatel (LR) reproche à Edouard Philippe une « faute politique » et « chronologique »
Luc Chatel, député LR de Haute-Marne, a reproché mardi au nouveau Premier ministre Edouard Philippe d'avoir commis "une faute...

Luc Chatel (LR) reproche à Edouard Philippe une « faute politique » et « chronologique »

Luc Chatel, député LR de Haute-Marne, a reproché mardi au nouveau Premier ministre Edouard Philippe d'avoir commis "une faute...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Luc Chatel, député LR de Haute-Marne, a reproché mardi au nouveau Premier ministre Edouard Philippe d'avoir commis "une faute politique" et "une faute chronologique" en voulant "enjamber" les élections législatives, dans une lettre ouverte.

Dans ce message publié sur sa page Facebook, M. Chatel, actuellement président du conseil national de son parti, affirme qu'il "respecte" le choix du député-maire LR du Havre, nommé lundi à Matignon par le président de la République Emmanuel Macron, mais "le conteste".

"Edouard, tu commets à mon sens une double faute d’analyse", poursuit M. Chatel, ex-porte-parole de François Fillon, à l'attention du juppéiste, évoquant d'abord "une faute politique".

"Depuis 2002 comme directeur général de l'UMP puis comme député Les Républicains pendant 5 ans ou encore aux côtés d’Alain Juppé pendant la campagne de la primaire, tu as défendu à nos côtés, des idées, un projet, des valeurs, un idéal", écrit l'ancien ministre.

"Nous avons aujourd’hui 577 candidats en campagne qui sont les porte-drapeaux de ces mêmes valeurs. Comme nouveau chef de la majorité présidentielle tu vas forcément les renier puisque tu vas soutenir leurs concurrents aux législatives, les candidats +République En Marche+", poursuit M. Chatel qui ne briguera pas lui-même un nouveau mandat de député.

Il estime aussi qu'Edouard Philippe commet "une faute chronologique" car "c’est aux Français de décider les 11 et 18 juin de la ligne politique du gouvernement Macron".

"La constitution du nouveau pôle que tu appelles de tes vœux avec le président de la République ne peut qu’être la conséquence du choix des Français aux législatives et non le préalable", insiste-t-il, affirmant que "respecter le processus démocratique ce n’est pas enjamber les élections législatives".

Partager cet article

Dans la même thématique

L’entrée du Sénat
3min

Politique

Energie : la majorité sénatoriale passe à l’offensive contre la PPE

En choisissant de publier la nouvelle feuille de route énergétique de la France par décrets, le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est attiré les foudres de la majorité sénatoriale. LR et centristes dénoncent un « passage en force » pour un texte « sans légitimité », qui court-circuite le travail législatif entamé il y a près de deux ans par la Chambre haute.

Le

Pierre-Yves Bournazel, candidat à la mairie de Paris 2026
4min

Politique

Municipales à Paris : « Sarah Knafo présente un programme bidon », tacle Pierre-Yves Bournazel

Le candidat, placé troisième dans les sondages (14%), s’attaque à la députée européenne d’extrême-droite. Conseiller à la mairie de Paris depuis 2008, Pierre-Yves Bournazel cherche à se démarquer de ses adversaires politiques, comme Sarah Knafo en se présentant comme « le meilleur choix du changement ». Dans sa campagne, il incarne le « ni Dati, ni Grégoire », même si la tentation d’une fusion des listes avec l’actuelle ministre de la Culture existe.

Le

Paris : Debate on no-confidence motions against the 2026 finance bill at National Assembly
5min

Politique

Prix du Trombinoscope : Sébastien Lecornu, Amélie De Montchalin, Olivier Faure parmi les lauréats

Le jury du Prix du Trombinoscope, dont Public Sénat est partenaire, a dévoilé son palmarès annuel. Plusieurs figures de premier plan ont été distinguées, parmi lesquelles Sébastien Lecornu, Amélie de Montchalin, le duo des sénateurs de la commissions d’enquêtes sur les aides publiques aux entreprises ou Olivier Faure. Des récompenses qui mettent en lumière une année politique marquée par la tension budgétaire, la recherche de compromis et le retour au premier plan du Parlement.

Le