Lutte contre le séparatisme : « Que de temps perdu ! » critique Laurent Wauquiez
Invité sur le plateau de Bonjour chez vous, le président de la région Auvergne Rhône-Alpes a regretté « le temps perdu » par le gouvernement dans la lutte contre le séparatisme, et a réaffirmé son soutien aux forces de l’ordre.

Lutte contre le séparatisme : « Que de temps perdu ! » critique Laurent Wauquiez

Invité sur le plateau de Bonjour chez vous, le président de la région Auvergne Rhône-Alpes a regretté « le temps perdu » par le gouvernement dans la lutte contre le séparatisme, et a réaffirmé son soutien aux forces de l’ordre.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La lutte contre le séparatisme fait son grand retour. Ce jeudi, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé une opération de grande ampleur visant 76 lieux de culte soupçonnés de séparatisme. « Il y a quatre ans, j’avais demandé la mise en place d’une telle opération. Que de temps perdu », réagit le président Les Républicains de la région Auvergne Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, invité de l’émission Bonjour chez vous, ce vendredi. « Je ne fais jamais d’assimilation entre islamisme et islam, et le déni ne doit pas être projeté sur l’ensemble des musulmans de notre pays », assure-t-il. Selon Laurent Wauquiez, « les premières victimes de l’islamisme sont aussi les mosquées modérées, les musulmans intégrés qui respectent les valeurs de la France ». Aussi demande-t-il à « l’ensemble de ceux qui sont attachés à un islam modéré de prendre la voix et de lutter contre ceux qui dénaturent leur religion ».

« L’islamisme intégriste est une menace pour la France », soutient le président de région, réagissant aux récentes prises de position du gouvernement dans la lutte contre le séparatisme. « Il est plus que temps d’agir et j’attends des actes. Il y a un grand travail à faire. » Prenant l’exemple de la région Auvergne Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez dénonce la position, sur ce sujet, du maire de Grenoble Eric Piolle.

« Quand je vois l’extrême gauche et les Verts faire des compromissions avec l’intégrisme islamiste, ce n’est pas mon approche », soutient-il. « On l’a vécu à Grenoble ou de façon très choquante la mairie a subventionné une association caractéristique de l’intégrisme islamiste, qui est aujourd’hui dans le viseur national. »

« Je soutiens les forces de l’ordre »

Interrogé, par ailleurs, sur le polémique article 24 de la loi sécurité globale, Laurent Wauquiez a fermement pris position en faveur des forces de l’ordre. « Je défends les forces de l’ordre, je considère qu’on leur tombe dessus trop facilement et qu’on n’a pas conscience de la difficulté de leur mission. Est-ce qu’il leur arrive de faire des erreurs ? Bien sûr, mais moi j’apporte mon soutien aux forces de l’ordre », assure-t-il sans évoquer les récents épisodes de violences policières qui ont alimenté les contestations envers le texte de loi. « Il y a encore des manquements du gouvernement sur ce sujet », continue Laurent Wauquiez qui évoque le manque d’effectifs et de moyens mis en avant par les forces de l’ordre dans la région Auvergne Rhône-Alpes. « Aujourd’hui, il faut bien comprendre la situation : nos forces de l’ordre ont besoin du soutien de la nation et je veux qu’ils sachent qu’on les soutient dans notre collectivité. On ne fera pas partie des élus qui critiquent les forces de l’ordre. »

Retrouvez l'entretien de Laurent Wauquiez en intégralité ici

Partager cet article

Dans la même thématique

Lutte contre le séparatisme : « Que de temps perdu ! » critique Laurent Wauquiez
6min

Politique

Justice criminelle : le Sénat adopte le texte qui instaure une nouvelle procédure de plaider-coupable 

Mardi soir, le Sénat a adopté le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. Le texte est l’objet depuis plusieurs jours de l’opposition des avocats contre l’instauration de l’extension de la reconnaissance préalable de culpabilité à certains crimes. Sorte de plaider-coupable à la française qui, selon le garde des Sceaux, permettrait de désengorger en partie les juridictions. Les arguments n’ont pas convaincu les groupes de gauche qui ont voté massivement contre.

Le

Paris: Seance questions au gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Travail le 1er mai : une réforme quasi enterrée, que ses défenseurs cherchent à réanimer

Face au risque de censure et sous la pression des syndicats, le gouvernement a repoussé sine die la proposition de loi sénatoriale sur le travail le 1er mai, tout en ouvrant des discussions. Une décision dénoncée par Gabriel Attal chez Renaissance. Côté LR, Bruno Retailleau propose aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de convoquer eux-mêmes la commission mixte paritaire, pour relancer le processus parlementaire. Si Gérard Larcher « était prêt à étudier » la question, l’idée serait en « stand by » face aux hésitations de Yaël Braun-Pivet.

Le

Lutte contre le séparatisme : « Que de temps perdu ! » critique Laurent Wauquiez
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le

Lutte contre le séparatisme : « Que de temps perdu ! » critique Laurent Wauquiez
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le