Lycées, collèges, écoles primaires: qui fermera à la rentrée en cas de covid ?
Les contours de la rentrée commencent à se dessiner. Du moins, côté vaccination. Le ministre de l'Education nationale a précisé, ce mercredi qu'il n'y aura pas de passe sanitaire mais les élèves vaccinés pourront rester en classe si un cas positif se déclarait dans la classe. 

Lycées, collèges, écoles primaires: qui fermera à la rentrée en cas de covid ?

Les contours de la rentrée commencent à se dessiner. Du moins, côté vaccination. Le ministre de l'Education nationale a précisé, ce mercredi qu'il n'y aura pas de passe sanitaire mais les élèves vaccinés pourront rester en classe si un cas positif se déclarait dans la classe. 
Public Sénat

Par la rédaction de Public Sénat avec AFP

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Que se passera-t-il dans les classes si un élève attrape le covid? Interrogé sur cette question sur Franceinfo, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale a détaillé son plan d’action. 

Fermetures

Pour les collégiens et les lycéens, les non-vaccinés devront suivre les cours à distance si un cas positif au covid se déclare dans la classe. 

"Dans le secondaire, seuls les élèves non vaccinés seront évincés et devront suivre l'enseignement à distance", a déclaré le ministre de l'Education nationale sur Franceinfo, les autres pouvant poursuivre en présentiel. "Le non vacciné reste à la maison, le vacciné reste en cours", a-t-il ajouté, alors que la France fait face à une quatrième vague épidémique.

Côté écoles primaires, si un cas de covid est détecté dans une classe, elle fermera dès le premier cas positif.

Vaccination

Pour tendre vers un taux de vaccination maximal dans le secondaire, "6.000 à 7.000 centres de vaccination" seront déployés à partir de la rentrée "dedans ou à côté" des établissements scolaires.

Le ministre de l'Education a par ailleurs de nouveau refusé l'idée d'imposer un passe sanitaire pour entrer à l'école et la vaccination obligatoire pour les enseignants, comme elle l'est pour certaines professions. "A ce stade ça ne nous paraît pas indispensable. Le pourcentage de professeurs se vaccinant est très important, je pense que ça a dépassé les 80%", a-t-il souligné.

"Il faut que ce chiffre aille le plus possible vers 100% pour que nous ne devions pas aller vers l'obligation vaccinale, c'est le dernier recours. Si le pourcentage est trop faible de professeurs vaccinés, on devrait aller vers cela", a toutefois poursuivi Jean-Michel Blanquer.

Protocole sanitaire

Concernant les écoles primaires, "nous maintenons la règle de l'année" scolaire écoulée, a-t-il ajouté, se disant "assez sûr que cette année nous aurons moins de perturbations".

Le protocole sanitaire pour 2021-2022 a été publié mercredi matin sur le site de l'Education nationale et comprend "quatre scénarios en fonction de quatre degrés de circulation du virus", a précisé Jean-Michel Blanquer.

"Dans le scénario le plus léger vous n'avez plus de masque à l'école primaire, je crains que ce ne soit pas ce scénario-là à la rentrée", s'est-il avancé, précisant que "cela reste notre boussole de maintenir ouvert le système scolaire".

Capteur de CO2

 

Pour limiter la circulation du virus, le ministère insiste également sur l'aération des salles en absence des élèves et "au moins 5 minutes" toutes les heures. Il recommande également d'équiper les établissements de "capteurs mobiles" qui mesurent la concentration en CO2 des salles. "On a besoin d'un investissement de l'Etat, il faut que toutes les écoles en soient équipées car on va devoir vivre un certain temps avec le Covid", a estimé Guislaine David du Snuipp-FSU.

Partager cet article

Dans la même thématique

Lycées, collèges, écoles primaires: qui fermera à la rentrée en cas de covid ?
3min

Politique

Lycéens, carburant, agriculteurs : Sébastien Lecornu appelle à l'apaisement sans annoncer de moyens supplémentaires

Dans une allocution de 15 minutes enregistrée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement avait pris conscience des crises que traverse le pays tout en réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 5 % du produit intérieur brut en 2027. S'il affirme ne pas être indifférent aux angoisses des lycéens, il renvoie leurs revendications au débat budgétaire. Il a toutefois annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix du litre de gazole à la pompe de 12 à 18 centimes.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le