Lycées: les incitations à manifester sont « une incitation à courir un danger grave »
Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a mis en garde mercredi soir contre les incitations à manifester à destination...

Lycées: les incitations à manifester sont « une incitation à courir un danger grave »

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a mis en garde mercredi soir contre les incitations à manifester à destination...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a mis en garde mercredi soir contre les incitations à manifester à destination des lycéens, affirmant qu'elles sont "une incitation à courir un danger grave".

Le ministre défendait au Sénat le budget de l'Enseignement scolaire lorsqu'il a été interpellé par la sénatrice Céline Brulin (CRCE à majorité communiste) sur le mouvement de contestation dans les lycées.

"Il serait bon d'accorder à cette mobilisation toute l'attention qu'elle mérite", a notamment déclaré la sénatrice, soulignant que "plusieurs syndicats d'enseignants rejoignent désormais les mobilisations".

"Les circonstances actuelles dans notre pays font que la violence est en train d'envahir les débats et de faire en sorte que nos lycéens soient mêlés à des contextes dangereux", a réagi M. Blanquer.

"Toutes les incitations à manifester, et malheureusement Mme la sénatrice vous l'avez un peu fait, toutes les incitations à manifester sont en réalité une incitation à courir un danger grave, vu les circonstances auxquelles nous avons assisté ces derniers jours", a affirmé le ministre.

"Je le dis avec une certaine solennité, parce que les prochains jours sont en effet inquiétants".

"Le message de raison, le message de sagesse que nous devons avoir vis-à-vis des lycéens ce soir, c'est celui bien entendu de pouvoir débattre sans aucune violence et surtout de les soumettre à aucun danger", a-t-il encore déclaré.

Des dizaines de lycées ont été perturbés mercredi dans la foulée des "gilets jaunes", au troisième jour d'un mouvement de contestation contre les réformes dans l'éducation qui a fait un blessé grave avant un appel à la "mobilisation générale" jeudi.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le