Lyon: conseil municipal tendu pour Collomb après la publication d’un rapport gênant
Le maire de Lyon Gérard Collomb s'est trouvé sous le feu des critiques de son opposition lundi en conseil municipal, où était...

Lyon: conseil municipal tendu pour Collomb après la publication d’un rapport gênant

Le maire de Lyon Gérard Collomb s'est trouvé sous le feu des critiques de son opposition lundi en conseil municipal, où était...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le maire de Lyon Gérard Collomb s'est trouvé sous le feu des critiques de son opposition lundi en conseil municipal, où était présenté un rapport de la Chambre régionale des comptes laissant planer des doutes sur la réalité de l'emploi de son ex-compagne à la mairie.

Le parquet de Lyon s'est saisi du dossier en février après avoir été alerté par les magistrats de la Chambre des comptes sur la situation de cet agent. Averti au même moment, Gérard Collomb a de son côté commandé une enquête administrative.

Dans ce rapport officiellement présenté lundi, la Chambre affirme ne "pas disposer d’éléments matériels" justifiant de l'emploi de Meriem Nouri - avec qui M. Collomb était en couple dans les années 1990 - entre août 2015 et octobre 2017.

"Au lieu de présenter ce rapport, c’est plutôt des excuses qu'il faudrait que vous présentiez aux Lyonnaises et aux Lyonnais parce que, pour le dire en langage politique, vous leur avez fait ce qu'on appelle désormais +une Pénélope+", a attaqué la maire DVG du 1er arrondissement Nathalie Perrin-Gilbert, en référence à l'affaire Fillon qui avait éclaté avant la présidentielle de 2017.

"Votre ex-compagne a bénéficié d'un emploi à la ville de Lyon que la Chambre régionale des comptes a bien du mal à comprendre, à identifier, à suivre", a-t-elle poursuivi.

L'adjoint délégué aux ressources humaines Gérard Claisse a souligné de son côté que l'enquête administrative commandée par la mairie reconnaissait une "inertie administrative regrettable" ne permettant pas d’identifier clairement les activités de cette personne sur la période.

Mais, a-t-il insisté, cette inertie ne permet ni "d'invoquer un emploi fictif", ni d'imputer cette situation au maire de Lyon. Et sur le forfait mensuel de 25 heures supplémentaires accordé à cette personne et pointé par le rapport, M. Claisse a souligné que cette situation n'avait rien d'exceptionnel, 94 agents bénéficiant actuellement de ce type de forfaits.

"A minima, en tant que maire, vous êtes responsable de cette inertie administrative qui reflète, au-delà de ce sujet particulier, votre refus de prendre ces sujets de ressources humaines à bras le corps", a rétorqué l'élue LR Laurence Balas, rappelant que le rapport mentionne que seulement quatre agents ont vu travailler cette personne au cours de la période.

"Finalement, de quoi parlons-nous?", s'est défendu Gérard Collomb, "d'une période de flou (...) de deux ans" alors que Mme Nouri a été titularisée à la mairie en 2004.

"On verra ce qu'ont été ses activités, mais après avoir interrogé un certain nombre de personnes" l'enquête administrative conclut que "l'agent en question faisait preuve de beaucoup d'activités - certes quelquefois désordonnées - auprès d'un certain nombre de services", a-t-il assuré.

Partager cet article

Dans la même thématique

Retraites : droite et gauche se déchirent sur l’interprétation du rapport du COR
5min

Politique

Droits voisins : le Sénat s’apprête à mieux contraindre et sanctionner les géants du numériques rétifs à rémunérer la presse

Après son adoption à l’unanimité à l’Assemblée, la proposition de loi sur l’effectivité des droits voisins est examinée dans l’hémicycle du Sénat ce mardi soir. En commission, les sénateurs ont encore renforcé les nouvelles prérogatives de l’Arcom pour contraindre les Gafam à respecter leurs obligations de rémunération des éditeurs de presse.

Le

Stop fast fashion action in Bordeaux
5min

Politique

« On s’achemine vers un accord » : la loi anti fast-fashion de retour au Parlement, avec Shein et Temu dans le viseur

Sénateurs et députés vont devoir se mettre d’accord, ce mercredi, en commission mixte paritaire, sur la proposition de loi anti fast-fashion, après l’avoir adoptée en des termes différents en première lecture. Les positions convergent vers des pénalités ciblant uniquement les produits des géants chinois Shein et Temu, délaissant les dérives plus larges de l’industrie textile.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
5min

Politique

IA : la France débloque 655 millions d’euros pour accélérer sa souveraineté numérique

À la veille de l’ouverture du salon VivaTech à Paris, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé un investissement supplémentaire de 655 millions d’euros dans l’intelligence artificielle. Au-delà du soutien à la recherche et aux infrastructures, le gouvernement entend faire de l’IA un levier de modernisation de l’État tout en renforçant l’indépendance technologique de la France face aux géants américains.

Le