Lyon: des « gilets jaunes » dégradent la permanence d’un député LREM
La permanence du député LREM du Rhône Thomas Rudigoz a été dégradée samedi après-midi à Lyon par des "gilets jaunes" qui ont jeté...

Lyon: des « gilets jaunes » dégradent la permanence d’un député LREM

La permanence du député LREM du Rhône Thomas Rudigoz a été dégradée samedi après-midi à Lyon par des "gilets jaunes" qui ont jeté...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La permanence du député LREM du Rhône Thomas Rudigoz a été dégradée samedi après-midi à Lyon par des "gilets jaunes" qui ont jeté sur la façade des oeufs et des tomates, en marge d'un rassemblement en hommage à Steve Maia Caniço.

"Des affichettes proclamant notamment +Justice pour Steve+ et +La Terre Ceta mère+ ont aussi été apposées sur l'immeuble", situé dans le 5e arrondissement de Lyon, a précisé à l'AFP Thomas Rudigoz, joint par téléphone sur son lieu de vacances.

"Je vais porter plainte pour le principe", a-t-il précisé.

Suite à cette dégradation, "je n’ai qu’une phrase: violence gratuite, stupide et inutile", a par ailleurs posté le député sur Facebook. "Ce n’est pas comme cela que des oppositions doivent s’exprimer et que notre démocratie doit s’exercer", y poursuit-il.

"L’agressivité et la violence n’apportent jamais rien de bon et elles doivent être condamnées avec fermeté".

Une cinquantaine de "gilets jaunes", rassemblés pour rendre hommage au jeune homme qui s'est noyé à Nantes après une intervention policière controversée, étaient partis de la place Bellecour vers le palais de justice au bord de la Saône, puis le Vieux Lyon, où se trouve la permanence de Thomas Rudigoz, a expliqué ce dernier, confirmant une information du quotidien régional Le Progrès.

Plusieurs permanences de députés ont fait l'objet d'actions anti-Ceta (traité de libre-échange entre l'Europe et le Canada) ces derniers jours, leurs auteurs souhaitant condamner les parlementaires ayant voté en faveur de sa ratification.

Samedi dernier, des manifestants ont ainsi brisé à Perpignan toutes les vitres de la permanence où se trouvait le député LREM Romain Grau, et tenté d'y mettre le feu.

Jeudi, des agriculteurs anti-Ceta ont muré la permanence de la députée LREM Corinne Vignon à Toulouse, avant de déverser du fumier devant celle d'une autre députée LREM, Monique Iborra, puis devant la préfecture de Haute-Garonne.

Partager cet article

Dans la même thématique

ELYSEE PRESSE 1© La Famiglia
3min

Politique

« Cap sur l’Élysée » : Public Sénat lance sa série documentaire sur la présidentielle, à voir en avant-première

Public Sénat propose, en ligne dès ce 24 octobre, le premier épisode de « Cap sur l’Élysée », série documentaire inédite qui suivra la campagne présidentielle jusqu’au scrutin. Le premier épisode est disponible en intégralité sur publicsenat.fr, une semaine avant sa diffusion télévisée, le samedi 31 octobre à 21h sur le canal 8 de la TNT.

Le

MANIF FEMINISTE ANTI RASSEMBLEMENT NATIONAL
6min

Politique

Manifestation contre le RN à Orléans : un « aveu de faiblesse » pour la gauche ou un échec de la dédiabolisation de Marine Le Pen ?

20 000 à 30 000 opposants au Rassemblement national sont attendus samedi à Orléans où se tient le congrès du parti. Associations, syndicats, mais aussi responsables politiques comme Olivier Faure, Marine Tondelier ou Bally Bagayoko feront partie du cortège. Signe d’une dédiabolisation qui n’est pas encore aboutie pour le parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen ? Ou un aveu d’impuissance de la gauche ? En 1997, une contre-manifestation avait rassemblé 50 000 personnes et les chefs de partis de gauche à Strasbourg où se tenait le congrès du Front national.

Le

7min

Politique

Pas de panier de produits sains à prix coûtant pour les consommateurs français : le texte a été rejeté par le Sénat

Jeudi, la proposition de loi déposée par les écologistes, qui entendait favoriser l’accès à une alimentation saine, a été rejetée par le Sénat. Si la nécessité de garantir l’accès aux produits de première nécessité dans un contexte inflationniste a été unanimement reconnue, plusieurs groupes politiques ont fait part de leur désaccord avec les moyens de sa mise en œuvre.

Le