"On va gagner !", "Macron président !", "Brigitte première dame!" A Bercy, environ 20.000 supporteurs, dont beaucoup assistaient à leur premier...
Macron à Bercy: un public de novices enthousiastes
"On va gagner !", "Macron président !", "Brigitte première dame!" A Bercy, environ 20.000 supporteurs, dont beaucoup assistaient à leur premier...
Par Fabrice RANDOUX
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Publié le
"On va gagner !", "Macron président !", "Brigitte première dame!" A Bercy, environ 20.000 supporteurs, dont beaucoup assistaient à leur premier meeting électoral, ont scandé lundi leur confiance dans la victoire de leur candidat à six jours du premier tour de la présidentielle.
16H00: en attendant le discours d'Emmanuel Macron, alors que des milliers de personnes patientent encore dehors, le "référent" parisien d'En Marche!, Stan Guerini, chauffe la salle, déjà pleine à craquer de T-Shirts "Macron président!" jaune, bleu et rose, agitant des drapeaux bleu-blanc-rouge et parfois européen.
"Est-ce que nous sommes des héritiers ?" "Nooon !", répond la salle. "Est-ce que nous sommes des complices du grand capital ? "Noooon !".
Peu de nouveaux soutiens politiques dans la salle (à l'exception de l'ancienne secrétaire de la CFDT Nicole Notat), mais beaucoup de "people": Line Renaud, Erik Orsenna, Pierre Arditi, Vincent Lindon, les chanteuses Dani, Catherine Lara, Keren Ann, le footballeur Yohann Cabaye...
Ce sera d'ailleurs l'un deux, le président du club de rugby de Toulon Mourad Boudjellal, fils d'immigrés algériens, qui montera sur l'estrade vanter "la France qui s'est enrichie avec des gens venus d'ailleurs".
Dernier orateur avant l'arrivée du candidat, le secrétaire général d'En Marche!, le député du Finistère Richard Ferrand vient appeler à la mobilisation alors que les sondages se resserrent.
"Chaque bulletin de vote doit être utile et ne pas servir une cause sans effet", lance-t-il dans une allusion au vote Benoît Hamon.
- Première fois -
Emmanuel Macron, candidat à la présidence pour le mouvement En Marche! salue ses partisans, le 17 avril 2017 dans la salle Bercy-Arena à Paris
AFP
Dans la fosse, la foule est enthousiaste mais c'est visiblement un public moins militant et aguerri que dans les meetings des autres grands candidats.
Après avoir voté "Jospin, Chirac, Hollande", Caroline, 49 ans, décoratrice à Paris, a enfin trouvé "quelqu'un qui correspond à ses convictions"
"Le coeur à gauche et le portefeuille à droite", assume-t-elle. "La droite de François Fillon est intolérante et égoïste, les socialistes sont inopérants", résume-t-elle
Même première fois pour Anne, 40 ans, aide à domicile d'origine ivoirienne, venue avec sa fille Zoé, quatre ans. "J'étais à droite, j'ai voté Chirac, Sarkozy mais la droite m'a déçue. Pour moi, Macron c'est le renouveau", dit-elle.
Sony, éducateur spécialisé de 46 ans et "sympathisant de gauche", soutient Emmanuel Macron "parce qu'il fait la synthèse entre la gauche et la droite". "Depuis 30 ans, l'alternance casse les réformes des uns et des autres", déplore-t-il
Evelyne, enseignante à la retraite de 72 ans, souhaite "donner la place aux jeunes en politique et dans la société". Elle a été séduite par "son côté atypique" et "son premier discours où il a dit qu'il fallait oser, ne pas avoir peur de l'échec".
Cassandra, étudiante en BTS tourisme est venue dans un car En Marche! d'Arras (Pas-de-Calais) avec sa soeur Félicia, encore lycéenne. "Il a l'ouverture d'esprit, on a confiance en lui. Benoît Hamon il est bien aussi mais il est trop gentil", explique-t-elle.
Eva, ingénieur à Paris, 50 ans, est venue elle aussi pour la première fois "pour participer à cette histoire incroyable d'un nouveau parti". Mais comme tous les autres, elle ne cache pas un soupçon d'inquiétude dans la dernière ligne droite. "On est confiant mais ce n'est pas encore gagné", dit-elle.
Emmanuel Macron a revisité avec sobriété le parcours politique de Lionel Jospin, « humble militant » socialiste qui a « modernisé la vie de la nation », à l’occasion de l’hommage national rendu aux Invalides à l’ancien premier ministre, décédé dimanche à l’âge de 88 ans.
Quatre jours après le second tour des élections municipales, la droite se projette vers la présidentielle 2027. Les adhérents des Républicains seront appelés à choisir en avril pour le mode de désignation de leur candidat à ce scrutin. Un vote qualifié de « truqué » par le maire de Cannes David Lisnard, qui a claqué la porte du parti. « Je le regrette profondément, parce qu'il fait partie des talents de notre famille politique », réagit ce jeudi 26 mars Agnès Evren, sénatrice LR de Paris, au micro de Public Sénat.
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Rien ne va plus au PS, où l’après municipales se transforme en règlement de compte. Le bureau national du PS en a été le cadre, avec un renversement d’alliance sur un texte. « Il y a une crise ouverte de direction du PS, car la majorité a changé et elle n’est plus celle du premier secrétaire », soutient l’ex-sénateur David Assouline. « Ça veut dire quoi mis en minorité ? » rétorque le porte-parole du PS, Arthur Delaporte, qui rappelle que le premier secrétaire est élu « jusqu’en 2028 ».