Macron a le « souhait » d’une femme Premier ministre
Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle, a "plutôt" le "souhait" de nommer une femme Premier ministre s'il est élu...

Macron a le « souhait » d’une femme Premier ministre

Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle, a "plutôt" le "souhait" de nommer une femme Premier ministre s'il est élu...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle, a "plutôt" le "souhait" de nommer une femme Premier ministre s'il est élu en mai prochain, a-t-il déclaré mercredi soir.

"Pour être honnête, c'est trop facile de le dire ce soir mais j'en ai parlé avec d'autres, à commencer par des hommes, et c'est plutôt mon souhait", a déclaré le président d'En Marche, interrogé sur sa volonté de nommer une femme à Matignon par un participant à une réunion publique à Paris.

"Il n'y a eu qu'une expérience en France, quelqu'un de remarquable, Edith Cresson, dont la vie n'a pas été facilitée parce que le contexte politique était très dur", a-t-il poursuivi.

"Après, je ne vais pas choisir un Premier ministre parce que c'est une femme. Je choisirai le Premier ministre le plus compétent, le plus capable possible, avec le souhait et la volonté que ce soit aussi une femme", a-t-il précisé lors de ce rassemblement organisé dans le cadre de la Journée des droits des femmes, au Théâtre Antoine.

"Je ne révèlerai pas les noms", a encore indiqué M. Macron, que plusieurs sondages donnent qualifié pour le deuxième tour de l'élection présidentielle face à Marine Le Pen.

"Ca dépend d'une réflexion grave, qui dépend aussi des conditions de l'élection, ça dépend du contexte dans lequel on est élu", a-t-il souligné.

En se définissant comme "le candidat féministe", M. Macron en a détaillé les raisons, affirmant que cela était "extraordinairement cohérent avec les valeurs" que son parti portait.

"C'est pour le renouvellement, pour que la société respire, que ce ne soient pas tout le temps les mêmes et la reproduction des mêmes", a-t-il poursuivi en évoquant la "bataille" de "l'émancipation".

"Si nous ne sommes pas vigilants, exigeants, on va investir 70% d'hommes aux législatives et on aura des femmes-prétexte, formidablement décoratives", a plaidé celui qui prône la parité exacte pour les investitures dans les circonscriptions.

"C'est aussi une question de lucidité", a-t-il affirmé.

"Moi-même j'ai plutôt travaillé dans des milieux où les femmes sont peu présentes: la haute fonction publique, la banque d'affaires, la vie politique. Assez rapidement, on s'aperçoit qu'on est bête dans l'entre-soi", a souligné l'ancien inspecteur des finances en évoquant "une perte de vitalité, de l'énergie qui est dans notre société".

Enfin, M. Macron a évoqué une motivation plus "philosophique".

"Je crois dans l'altérité. La vraie altérité pour un homme c'est la femme. (...) Je suis profondément féministe car j'aime ce qui a d'irréductible dans l'autre qu'est la femme", a insisté l'ancien ministre de l'Economie.

Par ailleurs, M. Macron a rendu hommage à son épouse Brigitte qu'il a fait monter sur scène, dénonçant au passage "l'hypocrisie" autour du statut de "la femme ou de l'homme qui accompagne celui ou celle qui est en campagne".

"On fait comme si celui ou celle qui va à l'élection ne partage sa vie avec personne. Parfois c'est vrai, parfois il ou elle la partage avec beaucoup d'autres", a-t-il plaisanté.

"Je lui dois énormément car elle a contribué à faire qui je suis", a-t-il déclaré.

"La vie politique est très violente pour l'entourage en particulier, et on ne le fait jamais seul. Les plaisirs narcissiques sont souvent solitaires mais les difficultés on les partage toujours, les blessures on les vit ensemble", a-t-il relevé.

Partager cet article

Dans la même thématique

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le

Macron Sénat 3 ok
14min

Politique

[Série 3/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : lors du second quinquennat, « le Sénat est un peu le roi du pétrole »

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffements, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après sa réélection historique en 2022, Emmanuel Macron n’a qu’une majorité relative, l’obligeant à composer avec les LR pour obtenir des majorités. Le Sénat y trouvera son intérêt et un pouvoir d’influence. Après la dissolution manquée en 2024, la droite entre au gouvernement et fait partie de la majorité. L’opposant d’hier se retrouve aux côtés des macronistes, tout en gardant ses distances.

Le

France Politics
9min

Politique

[Série 2/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : avec l’affaire Benalla, le temps du contre-pouvoir

Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.

Le

Heat wave at Ehpad in Bordeaux
3min

Politique

Ehpad : « Ça s’est un peu amélioré, mais on est loin du compte. » alerte la sénatrice Anne Souryis

Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.

Le