Macron à Rome pour évoquer migrations et avenir de l’Europe
Le président français, Emmanuel Macron, a débuté jeudi à Rome des entretiens avec les dirigeants italiens pour renforcer la...

Macron à Rome pour évoquer migrations et avenir de l’Europe

Le président français, Emmanuel Macron, a débuté jeudi à Rome des entretiens avec les dirigeants italiens pour renforcer la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le président français, Emmanuel Macron, a débuté jeudi à Rome des entretiens avec les dirigeants italiens pour renforcer la cohésion entre les deux pays face au défi migratoire et l'avenir de l'Europe.

M. Macron, dont c'est la première visite dans la capitale italienne depuis son élection l'an dernier, a rencontré en début de matinée son homologue italien, Sergio Mattarella, au palais du Quirinale.

Il devait ensuite visiter la "Domus Aurea", l'antique demeure de l'empereur Néron, sans son épouse Brigitte, rentrée mercredi soir à Paris après l'avoir accompagné en visite officielle en Chine.

M. Macron sera accompagné du chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni, qu'il a déjà rencontré mercredi soir à l'occasion d'un sommet de sept pays du sud de l'Europe.

Ce mini-sommet méditerranéen a permis, selon M. Macron, de souligner "la très forte communauté de vues" entre ces pays, tant sur l'immigration que sur la nécessaire réforme de l'Europe.

La France, et avec elle l'Italie, veulent obtenir de leurs partenaires de l'Union européenne un accord sur l'accueil des migrants, dont la responsabilité incombe surtout pour le moment aux pays d'arrivée comme l'Italie et la Grèce.

"Je crois que nous sommes tous d'accord pour dire qu'on a besoin de renforcer les éléments de solidarité pour mieux protéger nos frontières", a déclaré le président français mercredi soir.

Paris et Rome veulent ainsi changer la règle de Dublin, en vertu de laquelle les demandeurs d'asile doivent déposer leur dossier dans le premier pays européen où ils arrivent, c'est-à-dire essentiellement l'Italie, la Grèce ou l'Espagne pour ceux traversant la Méditerranée.

Cette réforme de l'accueil des migrants est en discussion à Bruxelles et un accord est attendu avant l'été.

MM. Macron et Gentinoli devaient évoquer à nouveau ces sujets lors d'une réunion de travail en fin de matinée au palais Chigi, le siège de la présidence du Conseil italien.

Pour l'Italie, l'année 2017 a été un tournant: le pays est passé d'un flux toujours plus massif au premier semestre aux prémices d'une immigration choisie, au prix d'accords controversés en Libye qui ont limité les arrivées à 119.000, soit 35% de moins qu'en 2016.

La conclusion d'un traité bilatéral entre la France et l'Italie, à l'image du traité de l'Elysée entre la France et l'Allemagne, sera également discutée.

Ce traité du Quirinale aurait pour vocation de resserrer les liens entre les deux pays dans des domaines concrets comme la coopération industrielle ou la culture, et de "développer le réflexe franco-italien", selon une source proche de la présidence française.

Partager cet article

Dans la même thématique

Aspartame demande d interdiction par la Ligue contre le cancer Foodwatch et Yuka
5min

Politique

Consigne pour recyclage des bouteilles plastiques : le Sénat se félicite de l'abandon du projet par le gouvernement

Vendredi, le gouvernement a, finalement, décidé de ne pas imposer la consigne pour le recyclage des bouteilles en plastique. Une décision qui « répond aux inquiétudes légitimes exprimées de manière constante par le Sénat et les collectivités territoriales », a réagi, dans un communiqué, la commission de l'aménagement du territoire de la chambre haute.

Le

Stephanie RIST, premier vaccination grippe
6min

Politique

Santé : un rapport de la Cour des comptes pointe un manque de connaissance de la situation vaccinale des Français

Lors d'une conférence de presse organisée à l'hôpital Necker à Paris, la première présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin, a présenté un rapport sur la politique de vaccination en France depuis 2018. Elle recommande une plus grande mobilisation de l'ensemble des professionnels de santé et le déploiement d'un carnet numérique vaccinal complet.

Le