Macron à Rome pour évoquer migrations et avenir de l’Europe
Le président français, Emmanuel Macron, a débuté jeudi à Rome des entretiens avec les dirigeants italiens pour renforcer la...

Macron à Rome pour évoquer migrations et avenir de l’Europe

Le président français, Emmanuel Macron, a débuté jeudi à Rome des entretiens avec les dirigeants italiens pour renforcer la...
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Le président français, Emmanuel Macron, a débuté jeudi à Rome des entretiens avec les dirigeants italiens pour renforcer la cohésion entre les deux pays face au défi migratoire et l'avenir de l'Europe.

M. Macron, dont c'est la première visite dans la capitale italienne depuis son élection l'an dernier, a rencontré en début de matinée son homologue italien, Sergio Mattarella, au palais du Quirinale.

Il devait ensuite visiter la "Domus Aurea", l'antique demeure de l'empereur Néron, sans son épouse Brigitte, rentrée mercredi soir à Paris après l'avoir accompagné en visite officielle en Chine.

M. Macron sera accompagné du chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni, qu'il a déjà rencontré mercredi soir à l'occasion d'un sommet de sept pays du sud de l'Europe.

Ce mini-sommet méditerranéen a permis, selon M. Macron, de souligner "la très forte communauté de vues" entre ces pays, tant sur l'immigration que sur la nécessaire réforme de l'Europe.

La France, et avec elle l'Italie, veulent obtenir de leurs partenaires de l'Union européenne un accord sur l'accueil des migrants, dont la responsabilité incombe surtout pour le moment aux pays d'arrivée comme l'Italie et la Grèce.

"Je crois que nous sommes tous d'accord pour dire qu'on a besoin de renforcer les éléments de solidarité pour mieux protéger nos frontières", a déclaré le président français mercredi soir.

Paris et Rome veulent ainsi changer la règle de Dublin, en vertu de laquelle les demandeurs d'asile doivent déposer leur dossier dans le premier pays européen où ils arrivent, c'est-à-dire essentiellement l'Italie, la Grèce ou l'Espagne pour ceux traversant la Méditerranée.

Cette réforme de l'accueil des migrants est en discussion à Bruxelles et un accord est attendu avant l'été.

MM. Macron et Gentinoli devaient évoquer à nouveau ces sujets lors d'une réunion de travail en fin de matinée au palais Chigi, le siège de la présidence du Conseil italien.

Pour l'Italie, l'année 2017 a été un tournant: le pays est passé d'un flux toujours plus massif au premier semestre aux prémices d'une immigration choisie, au prix d'accords controversés en Libye qui ont limité les arrivées à 119.000, soit 35% de moins qu'en 2016.

La conclusion d'un traité bilatéral entre la France et l'Italie, à l'image du traité de l'Elysée entre la France et l'Allemagne, sera également discutée.

Ce traité du Quirinale aurait pour vocation de resserrer les liens entre les deux pays dans des domaines concrets comme la coopération industrielle ou la culture, et de "développer le réflexe franco-italien", selon une source proche de la présidence française.

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