Emmanuel Macron a affirmé vendredi sur BFM TV/RMC ne pas avoir de "leçon à recevoir" de l'ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira, qui a critiqué ses propos controversés sur les adversaires du mariage homosexuel, assurant "avoir toujours défendu la lutte contre l'homophobie ordinaire".
"Moi je n'ai pas de leçon à recevoir sur la famille et la notion de famille, vous savez. J'ai ma vie, j'ai ma propre famille, elle est pas classique non plus", a déclaré le candidat à la présidentielle, en allusion à sa femme Brigitte, âgée de 25 ans de plus que lui et qui a des enfants de son âge.
"Je sais qu'il y a des familles, je sais qu'il y a des modèles différents, je sais ce que c'est le poids du regard des autres, l'humiliation et le fait de pousser les gens dans leurs retranchement. Je l'ai vécu moi, c'est pas théorique", a-t-il affirmé.
Emmanuel Macron et son épouse Brigitte au dîner du Crif le 22 février 2017 à Paris
POOL/AFP
Dans des interviews au Monde et à l'émission "Stupéfiant!" de France 2, Christiane Taubira s'en est prise vertement aux propos de M. Macron, qui la semaine dernière dans L'Obs avait estimé que les adversaires du mariage homosexuel avaient été "humiliés" lors du quinquennat Hollande.
"Combien de milliers, de millions de familles ont été humiliées, parce qu'elle ne correspondent pas à ce modèle-là?", celui d'une famille classique avec couple parental hétéroxuel, a notamment demandé Mme Taubira.
Dans L'Obs, "je ne parlais pas de la Manifestation pour tous, je parle de millions de Français dont les convictions profondes, sincères, n'étaient pas favorables au mariage pour tous, alors que moi j'y suis favorable, et qui ont eu le sentiment qu'on ne leur expliquait pas et qui ne sont en rien les excessifs, les brutaux", s'est défendu M. Macron vendredi.
"Parce que je reconnais qu'il y a une partie de la société qui a été oubliée, est-ce que j'enlève quelque chose à l'humiliation des couples de même sexe, à la souffrance au quotidien que connaissent les jeunes et moins jeunes homosexuels en province?", a-t-il demandé.
Par ailleurs, M. Macron a dit qu'il "aurait aimé" avoir le "soutien" de Mme Taubira durant la polémique provoquée par ses propos sur la colonisation, "crime contre l'humanité".
"C'est l'hémiplégie française: on attaque toujours l'autre sur ce sur quoi on doit l'attaquer pour essayer de l'affaiblir et défendre son camp, mais on ne regarde pas la totalité de son propos", a-t-il déclaré.
La journée de manifestation du 6 octobre a fait le tour des médias internationaux. Entre des inquiétudes sur la situation financière et budgétaire de la France et une véritable attention aux revendications des lycéens, la presse internationale offre un regard particulier sur la mobilisation de la jeunesse.
Dans une allocution de 15 minutes enregistrée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement avait pris conscience des crises que traverse le pays tout en réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 5 % du produit intérieur brut en 2027. S'il affirme ne pas être indifférent aux angoisses des lycéens, il renvoie leurs revendications au débat budgétaire. Il a toutefois annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix du litre de gazole à la pompe de 12 à 18 centimes.
Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.
L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».