Macron accepte d’être dépeint en « populiste », pas en « démagogue »
Emmanuel Macron, candidat d'En Marche! à l'élection présidentielle, accepte d'être dépeint en "populiste", si "c’est parler au...

Macron accepte d’être dépeint en « populiste », pas en « démagogue »

Emmanuel Macron, candidat d'En Marche! à l'élection présidentielle, accepte d'être dépeint en "populiste", si "c’est parler au...
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Emmanuel Macron, candidat d'En Marche! à l'élection présidentielle, accepte d'être dépeint en "populiste", si "c’est parler au peuple" sans passer par les partis mais pas en "démagogue", dans une interview au JDD.

Est-il gêné d'être taxé de "populisme"? "Pas du tout. Si être populiste, c’est parler au peuple de manière compréhensible sans passer par le truchement des appareils, je veux bien être populiste", explique l'ancien ministre de l'Economie. "De ce point de vue, le Général de Gaulle l’était".

"Mais il ne faut pas confondre avec la démagogie, qui consiste à flatter le peuple dans ce qu’il a de plus bas. Donc appelez-moi populiste si vous voulez. Mais ne m’appelez pas démagogue car je ne flatte pas le peuple", ajoute le fondateur d'En Marche!.

M. Macron, deuxième depuis plus d'un mois dans les sondages d'intentions de vote à l'élection présidentielle, veut aussi lever les interrogations sur sa capacité à diriger l'Etat. "La fermeté dans le leadership, je l’ai démontrée", estime l'ex-ministre.

"Je ne suis pas le produit d’une carrière au sein d’un parti", souligne M. Macron. "J’ai prouvé que j’avais du tempérament et de la capacité de commandement en faisant émerger ce mouvement de plus de 230.000 adhérents. Il ne fallait pas avoir la main qui tremble".

M. Macron, qui a annoncé samedi la mise en place s'il est élu d'un service national obligatoire d'un mois pour tous les jeunes, explique en outre vouloir "lancer la reconquête républicaine" dans les quartiers. "Cela ne passe pas seulement par des interdits, mais par un projet positif d’inclusion. Il s’agit de redonner des perspectives à ceux qui se sentent exclus de la République", décrit M. Macron, évoquant sa volonté d'instaurer la "discrimination positive".

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