Le président chinois arrive dimanche en France pour rencontrer Emmanuel Macron, mais aussi Angela Merkel et Jean-Claude Juncker alors que l...
Macron accueille Xi et tente d’unifier les Européens face à la Chine
Le président chinois arrive dimanche en France pour rencontrer Emmanuel Macron, mais aussi Angela Merkel et Jean-Claude Juncker alors que l...
Par Fabien ZAMORA
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
Le président chinois arrive dimanche en France pour rencontrer Emmanuel Macron, mais aussi Angela Merkel et Jean-Claude Juncker alors que l'Europe est en plein questionnement sur sa relation avec ce rival aux grandes ambitions diplomatiques et commerciales.
Accompagné de son épouse, le dirigeant chinois commencera sa visite à Nice, sur la Riviera. Il fera un crochet de quelques heures à Monaco où il rencontrera le Prince Albert II et la princesse Charlène, puis dînera en petit comité avec Emmanuel et Brigitte Macron à Beaulieu-sur-Mer, avant d'entamer le volet officiel de sa visite en France lundi et mardi, qui sera certainement aussi ponctué d'annonces de contrats commerciaux.
MM. Macron et Xi "auront des échanges de vues approfondis sur les relations sino-françaises, les relations sino-européennes, ainsi que les questions internationales et régionales d'intérêt commun", selon une source officielle chinoise en amont de la rencontre, qui s'inscrit également dans le cadre du 55e anniversaire des relations bilatérales.
Mardi matin, les deux dirigeants seront rejoints par Angela Merkel et Jean-Claude Juncker, marquant un des points essentiels de cette visite: la tentative française d'unifier l'approche européenne face à la Chine, alors que certains pays se laissent convaincre par le méga-projet chinois d'infrastructures des "Nouvelles routes de la soie", comme l'Italie qui a signé vendredi un protocole d'accord en ce sens, ou les pays d'Europe centrale (que la Chine entreprend de longue date, notamment via les sommets 16+1 dont le prochain est prévu le 12 avril à Dubrovnik en Croatie).
Le président Emmanuel Macron et son homologue chinois Xi Jinping, le 8 juillet 2017 à Hambourg
POOL/AFP/Archives
Des relations commerciales aux interrogations européennes sur Huawei et la 5G en passant par le climat ou l'avenir du multilatéralisme, les sujets majeurs ne manquent pas pour l'exécutif français, qui pousse pour une approche européenne unie vis-à-vis de Pékin, et veut une "affirmation de l'UE".
- "Volet européen très important" -
"Il y a un volet européen très important", résume une source élyséenne.
"Cela suppose que l'Europe en tant que telle soit pour la Chine un partenaire uni et fiable sur les grands sujets du multilatéralisme et qu'il y ait une discussion eurochinoise plus forte", explique-t-elle.
Carte des "Nouvelles routes de la soie", gigantesque projet chinois d'infrastructures routières, ferroviaires et portuaires couvrant une centaine de pays
AFP
La réunion de mardi matin avec les principaux "patrons" de l'UE, le couple franco-allemand et la Commission, est "nécessaire, car pour défendre le multilatéralisme, la discussion doit se passer au niveau de l'Europe et non pas de la France seule", fait valoir l’Élysée, qui note que "la France et l'Allemagne sont longtemps allées vers la Chine en concurrence".
Les dirigeants européens doivent d'ailleurs s'accorder vendredi à Bruxelles sur une position commune vis-à-vis de la Chine, pour, selon les mots de la Commission du 12 mars, "parvenir à un équilibre d'intérêts" avec, "un concurrent économique qui ambitionne d'être au premier plan technologique et un rival systémique qui promeut d'autres modèles de gouvernance".
La stratégie française se "joue à deux niveaux, au niveau européen (avec la tentative d'approche commune, ndlr), mais aussi quand Macron tente d'engager les Chinois dans le multilatéralisme, leur dire de ne pas faire bande à part lorsqu'ils investissent en Afrique mais qu'ils doivent essayer de s'insérer plus franchement dans les cadres multilatéraux", explique à l'AFP Emmanuel Dubois de Prisque de l'institut franco-belge à l'Institut Thomas More, co-auteur "La Chine e(s)t le monde. Essai sur la sino-mondialisation" (Odile Jacob, janvier 2019).
Le problème pour le président français et les Européens, c'est du côté chinois, "il y a d'une part le côté discursif où la Chine défend le multilatéralisme et le futur commun de l'humanité... et puis la réalité qui est très différente", selon lui.
Dans ce panorama très géopolitique et économique, le volet des Droits de l'Homme pourrait être relégué au second plan. Emmanuel Macron doit s'illustrer "en confrontant Xi à l'ampleur des violations des droits humains en Chine, sans précédent ces dernières décennies" a plaidé vendredi Ken Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch.
Sur un positionnement très conservateur, la candidature de Bruno Retailleau à l’Elysée pourrait ramener dans le giron des LR les électeurs tentés par l’extrême droite. Le RN Laurent Jacobelli, invité de la matinale de Public Sénat, veut rappeler que le Vendéen a fait alliance avec les macronistes. Il épingle également son bilan sécuritaire et migratoire en tant que ministre de l’Intérieur.
15 jours après la condamnation de l’ex-sénateur Joël Guerriau à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué en 2023 la députée Sandrine Josso en vue de la violer, Gérard Larcher a reçu l’élue mercredi soir pendant une heure. Le président du Sénat s’est engagé à développer les formations à la lutte contre les violences sexuelles auprès des sénateurs.
Le président des LR se lance dans la course pour 2027. « J’ai pris la décision d’être candidat à l’élection présidentielle » a annoncé l’ancien ministre de l’Intérieur, assurant ne pas vouloir être chef de l’Etat « par obsession du pouvoir, mais par sens du devoir ». Une décision que l’ancien président du groupe LR du Sénat a « mûri » petit à petit. Mais selon ses proches, il a en réalité décidé d’y aller « il y a déjà plusieurs mois ».
L’année 2026 célèbre le 35e anniversaire du Triangle de Weimar, une coopération entre la France, l’Allemagne et la Pologne basée sur le renforcement du dialogue politique entre les trois pays. Pour l’occasion, la commission des affaires européennes du Sénat a invité deux représentants de think tanks allemand et polonais, ce jeudi 12 février, pour croiser leurs regards sur une actualité européenne sous tension : les offensives de Donald Trump et la montée de l’extrême-droite sur le Vieux Continent.