« Macron, assassin » au meeting d’Éric Zemmour : « Il ne faut jamais laisser passer ce type de propos », dénonce Gabriel Attal
Invité de notre matinale, Gabriel Attal est revenu sur les « Macron, assassin » scandés pendant le meeting d’Éric Zemmour au Trocadéro. Le porte-parole du gouvernement y voit un signe « inquiétant » sur « la capacité d’Éric Zemmour à « exercer la fonction de Président de la République. »

« Macron, assassin » au meeting d’Éric Zemmour : « Il ne faut jamais laisser passer ce type de propos », dénonce Gabriel Attal

Invité de notre matinale, Gabriel Attal est revenu sur les « Macron, assassin » scandés pendant le meeting d’Éric Zemmour au Trocadéro. Le porte-parole du gouvernement y voit un signe « inquiétant » sur « la capacité d’Éric Zemmour à « exercer la fonction de Président de la République. »
Louis Mollier-Sabet

Temps de lecture :

2 min

Publié le

En meeting de la dernière chance au Trocadéro dimanche dernier, Éric Zemmour a vu les militants présents scander « Macron, assassin » au moment où il évoquait les victimes d’attentats terroristes, en se disant prêt à « lutter contre la fatalité. » Le candidat de Reconquête affirme ne pas avoir entendu la foule et son entourage condamne. Mais pour Gabriel Attal, « soit Éric Zemmour n’a pas d’autorité sur ses militants, soit il cautionne ce type de propos, dans les deux cas c’est inquiétant sur sa capacité à exercer la fonction de Président de la République. »

D’après lui en effet, « c’est à cela aussi que l’on juge les hommes qui candidatent à l’élection présidentielle, c’est une fonction qui nécessite du calme et de la bienveillance. » Le porte-parole du gouvernement vante l’attitude d’Emmanuel Macron en la matière « qui a toujours appelé à la bienveillance » et empêché dans ses meetings « que l’on siffle ou que l’on hue ses adversaires », alors que « là, on a un candidat qui laisse des militants proférer des propos insupportables à l’encontre d’un autre candidat. » Gabriel Attal y voit un risque d’importer de la violence en politique : « Quand on laisse tenir des propos inacceptables, il ne faut pas s’étonner derrière, qu'il y ait de la violence contre les élus. Il ne faut jamais laisser passer ce type de propos. »

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le