Macron attaque la « combine » de Le Pen avec Dupont-Aignan
Emmanuel Macron a épinglé samedi la "combine" de Marine Le Pen avec Nicolas Dupont-Aignan, destinée, selon lui, à régler les ...

Macron attaque la « combine » de Le Pen avec Dupont-Aignan

Emmanuel Macron a épinglé samedi la "combine" de Marine Le Pen avec Nicolas Dupont-Aignan, destinée, selon lui, à régler les ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Emmanuel Macron a épinglé samedi la "combine" de Marine Le Pen avec Nicolas Dupont-Aignan, destinée, selon lui, à régler les "problèmes de crédibilité" de la candidate FN et de "financement" de son allié souverainiste.

Interrogé lors d'une visite dans une exploitation agricole d'Usseau (Vienne) sur la promesse de sa rivale de nommer le président de Debout la France comme Premier ministre si elle est élue présidente, M. Macron a déclaré que cela lui "semble être une combine d'appareil qui a vocation à régler les problèmes de crédibilité de Marine Le Pen, qui n'a pas d'équipe autour d'elle, et les problèmes de financement de M. Dupont-Aignan".

"Ça n'est ni plus ni moins que cela et ce n'est pas grave", a poursuivi le candidat d'En Marche!.

Mais "est-ce qu'on peut penser une seule seconde que ce que vit la campagne, la ruralité, va être réglé par la combine de M. Dupont-Aignan et Mme Marine Le Pen ? Non", a ajouté l'ancien ministre de l’Économie.

Le programme du FN, "il propose de remettre la retraite à 60 ans, d'augmenter le nombre de fonctionnaires, de tout augmenter ! Et de baisser les impôts ! C'est de la finance magique", a raillé M. Macron.

"Personne ne le dit mais à un moment quelqu'un va payer. La ruralité est un monde de bon sens. Donc soit il y a des impôts cachés, et ils vont vous arriver. Soit ça veut dire que ce sont vos enfants qui vont le payer. Bon courage", a-t-il poursuivi.

"Est-ce qu'en un seul point le projet de Mme Le Pen répond aux problèmes du quotidien" des agriculteurs ? "Non. Il le rendra plus difficile. Je veux leur ouvrir les yeux", a insisté le candidat d'En Marche!.

Soulignant que "nos agriculteurs produisent pour grande partie à l'export" et "ont besoin des aides européennes", il s'est ainsi élevé contre "le projet de fermeture des frontières" de la candidate FN.

"On est mort sans l'Europe, on ne peut pas faire sans", a abondé en écho un agriculteur à ses côtés.

M. Macron en a profité pour rappeler quelques points de son programme pour la ruralité, comme "développer fortement la fibre et la téléphonie mobile sur les territoires dans les 18 mois qui suivent l'élection" ou "doubler le nombre des maisons de santé".

Il a également renouvelé son souhait de lancer des "États généraux de l'alimentation dès le début du quinquennat" et un "plan d'investissements agricole de 5 milliards d'euros".

Partager cet article

Dans la même thématique

High school students and Yellow Vests mobilisation in Paris
10min

Politique

Violences du 17 octobre : au Sénat, l’heure des comptes pour le gouvernement

Au lendemain des violences en marge des manifestations du 17 octobre, plusieurs sénateurs veulent que la Haute Assemblée prenne la main. Une demande de commission d’enquête et un débat au titre de l’article 50-1 sont déjà sur la table. À gauche comme à droite, on réclame des comptes sur les approximations. Mais les diagnostics divergent.

Le

Macron attaque la « combine » de Le Pen avec Dupont-Aignan
3min

Politique

« Scroller sur son téléphone tue l’empathie, on est anesthésié », Tina Kieffer

Journaliste de renom passée par « Frou Frou » et les rédactions engagées de « Marie Claire » et « DS Magazine », elle a mis l’engagement humanitaire au cœur de sa vie après la rencontre bouleversante d’une petite fille cambodgienne. Une petite fille qui deviendra sa fille adoptive et qui donnera son nom à l’école « Happy Chandara ». L’établissement fête cette année ses 20 ans, il est aujourd’hui un campus et il forme des milliers de filles, petites et grandes, qui participent activement à la reconstruction d’un pays meurtri par le génocide et la dictature des Khmers rouges. Cette semaine, Tina Kieffer est l’invitée de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.

Le

Macron attaque la « combine » de Le Pen avec Dupont-Aignan
3min

Politique

« Soit je quittais l’Afghanistan, soit j’étais morte » : le récit bouleversant de la fuite de cette para-athlète de son pays

Désormais, Zakia Khudadadi concourt sous les couleurs de la France. Un épilogue heureux pour cette championne de para-taekwondo qui a fui son pays en 2021 lors de la prise de pouvoir des talibans. Un récit émouvant, ainsi qu’un combat personnel mené aussi bien sur les tapis que dans la vie, qu’elle raconte au micro de Caroline Delage dans Sport etc… sur Public Sénat.

Le