Macron au Congrès: quelques députés LR n’iront pas
Des députés Les Républicains ont annoncé mercredi qu'ils n'assisteraient pas au discours d'Emmanuel Macron devant le Parlement...

Macron au Congrès: quelques députés LR n’iront pas

Des députés Les Républicains ont annoncé mercredi qu'ils n'assisteraient pas au discours d'Emmanuel Macron devant le Parlement...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Des députés Les Républicains ont annoncé mercredi qu'ils n'assisteraient pas au discours d'Emmanuel Macron devant le Parlement réuni en Congrès lundi à Versailles, critiquant le coût et l'inutilité de l'événement.

Nicolas Sarkozy avait instauré ce rendez-vous "dans un souci d'unité nationale, François Hollande l'avait fait pour des aspects de terrorisme, je m'y serais rendu; là c'est juste de la communication politique à 500.000 euros. Par respect je n'irai pas", a tranché le député de Moselle Fabien di Filippo sur Sud Radio.

Comme lors du précédent Congrès en juillet 2017, les députés Pierre Cordier (Ardennes) et Julien Dive (Aisne) n'iront pas non plus, ont-ils indiqué dans un communiqué, dénonçant "une +rencontre+ surfaite, inutile et très coûteuse".

Le Congrès doit être "réservé à des situations exceptionnelles, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui", estiment-ils, refusant de "cautionner cette mascarade" d'un président qui "veut se mettre en avant".

"Quelques autres défections pourraient s'ajouter, mais c'est épiphénoménal", souligne-t-on au sein du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale.

A gauche, les députés du groupe de La France insoumise ont confirmé mardi qu'ils boycotteraient le Congrès, refusant d'entendre "le monarque" Emmanuel Macron, et de débattre en son absence.

Le MoDem, partenaire de la majorité, a critiqué mercredi "une posture" des députés qui veulent boycotter le Congrès.

"M. di Filippo fait partie d'un mouvement politique qui a introduit dans la Constitution le principe d'une intervention du président de la République devant le Congrès", a raillé l'un des porte-parole du parti centriste, Jean-Noël Barrot.

Une autre porte-parole du mouvement de François Bayrou, Sarah El Haïry, a pour sa part considéré qu'"il n'y a pas de coûts en démocratie, il n'y a que des investissements".

Depuis la révision constitutionnelle de 2008 voulue par le président Nicolas Sarkozy, le chef de l'État peut prendre la parole devant les deux chambres du Parlement réunies et "sa déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait l'objet d'aucun vote".

Partager cet article

Dans la même thématique

Illegal Teknival Party Held on Military Firing Range in Cornusse
6min

Politique

Loi Ripost : peine de prison votée au Sénat pour l’organisation d’une free party

Lundi soir, le Sénat a démarré l’examen du projet de loi contre les incivilités du quotidien, dit Ripost. Les élus ont notamment approuvé le durcissement de la répression des rassemblements musicaux illégaux en votant un nouveau délit pour l’organisation d’une free party, puni de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. Les élus ont également voté les délits d’inhalation et de conduite sous son emprise de protoxyde d’azote.

Le

Macron au Congrès: quelques députés LR n’iront pas
6min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : le Sénat donne son feu vert pour élargir le corps électoral aux natifs, mais pas à leurs conjoints

Lundi soir, le Sénat a adopté la proposition de loi organique visant à élargir aux natifs le corps électoral pour les élections provinciales de Nouvelle-Calédonie. L’exécutif comptait aller plus loin en y intégrant également les conjoints des natifs. L’amendement, défendu par Sébastien Lecornu lui-même, a finalement été rejeté par les élus qui ont alerté sur le risque de censure du Conseil constitutionnel qu’il pourrait entraîner.

Le

Jerome Durain nouveau President. Session du conseil regional de Bourgogne-Franche-Comte
9min

Politique

Sénatoriales : en Côte-d’Or, entre Rebsamen et Patriat, un seul François devrait être candidat

L’ancien ministre du gouvernement Bayrou et ex-président du groupe PS du Sénat envisage de se présenter aux sénatoriales. A condition que François Patriat, patron des sénateurs macronistes, ne se représente pas. Les deux en parlent ensemble et veulent éviter de se présenter l’un contre l’autre. S’il est élu, reste à voir dans quel groupe ira François Rebsamen, ou s’il cherchera à en créer un nouveau…

Le