Macron-Bayrou : le centre en marche ?
Après avoir acté leur alliance, Emmanuel Macron et François Bayrou sont désormais les cibles d’un tir groupé venant de droite comme de gauche. Ils se rencontrent ce jeudi à 17h15, au Palais de Tokyo, pour formaliser leur pacte.

Macron-Bayrou : le centre en marche ?

Après avoir acté leur alliance, Emmanuel Macron et François Bayrou sont désormais les cibles d’un tir groupé venant de droite comme de gauche. Ils se rencontrent ce jeudi à 17h15, au Palais de Tokyo, pour formaliser leur pacte.
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« C’est un choix extrêmement fort, responsable et inédit pour la vie politique française. » A son arrivée au dîner du Crif (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France), mercredi soir, Emmanuel Macron n’a pas boudé son plaisir. « Je me réjouis que François Bayrou accompagne le travail qui est le nôtre avec ses spécificités, avec les valeurs qu’il porte. Et avec l’histoire du centre qu’il porte. »

La veille, le maire de Pau avait décidé de renoncer à la présidentielle pour rejoindre l’ancien ministre hollandais. Ce matin sur RTL, il insiste sur le besoin « de changer le paysage politique » de la France. « Je veux sortir de ce monopole à deux qui était exercé par le Parti socialiste d'un côté et le courant de droite UMP puis Républicains » a martelé François Bayrou sur RTL. Il précise d’ailleurs avoir pris sa décision, il y a « à peu près une semaine. »

Reste que l’annonce de cette alliance a provoqué des remous, notamment du coté de la droite qui ne pardonne toujours pas à François Bayrou son vote pour François Hollande en 2012. « J’observe qu’il y a de l’émoi chez les élus du MoDem qui, pour nombre d’entre eux, ne sont pas très satisfaits de cet accord » tranche Jérôme Chartier, le conseiller spécial de François Fillon. « Nous avons affaire à une alliance ‘Macrou’. Donc nous allons avoir à faire avec une ‘macrou,’ avec deux girouettes dans une goélette. » De son côté, Thierry Solère résume de façon lapidaire la décision du président du MoDem. « C’est la deuxième fois que François Bayrou vote pour François Hollande. » Le sénateur de Paris « LR » Pierre Charon s’est même permis un parallèle douteux entre l’alliance des deux hommes et les « Hutus et Tutsis » rwandais.

A gauche, Jérôme Guedj, le porte-parole de Benoît Hamon estime désormais que le candidat d’En Marche a clarifié ses positions. « Il y a toujours eu un candidat de centre-droit. A cette élection, c’est Emmanuel Macron. » En visite dans les Hauts-de-France, le candidat socialiste a d’ailleurs balayé d’une main l’alliance Macron-Bayrou : « ça ne change rien à ma campagne. Le centre n'est ni de gauche, ni de gauche, disait Mitterrand : il était bien inspiré.»

Jérôme Guedj : "Macron est le candidat de centre-droit"
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Hors du camp Macron-Bayrou, il faut se tourner vers Stéphane Le Foll pour trouver un peu de soutien à la démarche du maire de Pau. « C'est quand même une forme de sens de la responsabilité dans le contexte dans lequel nous sommes », a jugé le ministre de l’Agriculture et proche de François Hollande sur France 2.

Désormais les deux hommes doivent se retrouver ce jeudi, à 17h15 au Palais de Tokyo, pour définir ensemble leur stratégie commune. Car de nombreuses zones d’ombres perdurent : quel rôle pour François Bayrou dans la campagne ? Le poste de Premier ministre lui est-il promis ? Surtout, les dissensions entre les deux hommes sur plusieurs sujets peuvent-elles être surmontées ? A deux mois de l’élection, la campagne d’Emmanuel Macron prend un nouveau virage.

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. 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