Macron « c’est la France qui va vers l’avenir » selon Renaud Dutreil
Ce matin, Renaud Dutreil, l’un des premiers soutiens d’Emmanuel Macron, était l’invité de Territoire d’Infos sur Public Sénat et Sud Radio. L'ancien ministre de Jacques Chirac ne tarit pas d’éloges sur son candidat.

Macron « c’est la France qui va vers l’avenir » selon Renaud Dutreil

Ce matin, Renaud Dutreil, l’un des premiers soutiens d’Emmanuel Macron, était l’invité de Territoire d’Infos sur Public Sénat et Sud Radio. L'ancien ministre de Jacques Chirac ne tarit pas d’éloges sur son candidat.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

« L’homme de la situation ». C’est ainsi que Renaud Dutreil, « soutien de base » d’Emmanuel Macron », perçoit le candidat à l’élection présidentielle. « Dans ce contexte complètement incroyable, personne n’imaginait un outsider arriver et devenir le leader », ajoute -t-il. L’homme n’est pas avare de compliments : « Emmanuel Macron est un homme audacieux, courageux, qui a bravé tout le système politique existant. »

A l’instar de Jean-Baptiste Lemoyne, Renaud Dutreil compte parmi ces personnalités politiques de droite qui ont rallié le leader d’ « En marche ! ». «  Les chapeaux à plumes ne doivent pas dissimuler le peuple qui soutient Macron. On est à peu près à 50/50 d’électeurs qui ont voté à droite et d’électeurs qui ont voté à gauche, tempère l’entrepreneur. Plus on s’élève dans cette organisation, plus on voit qu’il y a un rééquilibrage, notamment au niveau des cadres.»

Interrogé sur le possible ralliement de Jean-Yves Le Drian, l’actuel ministre de la Défense, Renaud Dutreil n’exclut pas cette éventualité. « Quelque chose réunit les gens qui rallient Macron : ce sont des gens assez ouverts à l’autre, qui ont compris qu’il fallait faire des efforts sur le plan idéologique (…) Le Drian a le sens du rassemblement. »

« Les Républicains coulent, le Parti socialiste est en naufrage complet »

Renaud Dutreil: "Les Républicains coulent, le parti socialiste est en naufrage complet"
01:33

 

Rassembler la droite et la gauche, s’élever au dessus de « ces partis politiques qui sont en train de mourir », voilà comment Renaud Dutreil résume le projet de son candidat. « La solution qu’on propose aujourd’hui n’est pas celle d’un rafistolage des appareils d’hier. Les Républicains coulent, le Parti socialiste est en naufrage complet », constate l’entrepreneur français. Et d’ajouter comme pour enfoncer le clou : « Ce n’est pas la peine d’aller créer des arches de Noé pour essayer de les sauver. »

Du programme d’Emmanuel Macron, l’ancien ministre de Jacques Chirac retient notamment les mesures économiques, à commencer par l’investissement : « On n’est pas sur un plan de relance keynésien typique de la gauche d’autrefois qui généralement s’est toujours plantée. Cela se traduira inévitablement par la réduction du nombre de fonctionnaires. » Une mesure plutôt à droite donc. Mais Renaud Dutreil tient à marquer la différence avec le programme de François Fillon : « Ce qu’il propose, c’est un très gros choc sur la demande, ce qui aura comme conséquence un très gros trou d’air en termes de croissance ».   

Le député insiste ensuite sur la nécessité de relancer la croissance, ce qu’il estime possible grâce à une politique de l’offre combinée à une politique de la demande, telle que proposée dans le programme de l’ancien ministre de l’Economie. « Toutes les mesures proposées sont des mesures pro croissance et c’est cela qui nous fera décoller », renchérit le soutien d’Emmanuel Macron.

« Il n'attaquera pas les autres candidats »

Décoller. Et même gagner. « Quand j’ai soutenu Macron à l’époque personne n’y croyait », se souvient Renaud Dutreil. Désormais, il voit plus loin que l’élection présidentielle. « Je prends le pari qu’il y aura une vague Macron aux législatives. Les Français vont être cohérents. Imaginez ce jeune candidat qui devient président de la République à 39  ans. C’est la France qui se réveille. »

Si le député de la Marne ne semble voir ni en Benoit Hamon ni en François Fillon un potentiel obstacle à l’élection d’Emmanuel Macron, il considère Marine Le Pen comme une adversaire. « Nous sommes passés à un autre système, fondé sur cette grande question : La France va t-elle s’ouvrir au monde ou se fermer ? Macron c’est la France qui continue à aller vers l’avenir et Le Pen la France qui se replie sur elle-même. » Les deux candidats sont invités à débattre ce soir, lors du premier « Grand Débat » télévisé de l’avant premier tour. « Il n’attaquera pas les autres candidats. Il sera attaqué et il ripostera ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Session of questions to the government at the National Assembly
2min

Politique

Budget : Sébastien Lecornu a choisi le recours au 49.3

Après un week-end de réflexion, le Premier ministre va annoncer en Conseil des ministres le recours au 49.3 pour faire passer le budget 2026. Après avoir concédé de nombreux gestes en direction des socialistes, Sébastien Lecornu a obtenu de leur part un accord de non-censure. Le chef du gouvernement revient donc sur son engagement de ne pas avoir recours à cet article, mais évite la voie plus brutale des ordonnances.

Le

Formal opening session of the Court of Cassation
5min

Politique

Budget des collectivités : le gouvernement tend la main au Sénat en proposant un effort contenu aux alentours de 2 milliards d’euros

Dans la dernière ligne droite du marathon budgétaire 2026, le gouvernement ne souhaite pas prolonger plus que nécessaire la navette parlementaire en cas de recours à l’article 49.3. Pour que les sénateurs ne reviennent pas sur la copie qui serait validée par l’Assemblée, le gouvernement a limité l’effort demandé aux collectivités « un marqueur du Sénat ».

Le

Macron « c’est la France qui va vers l’avenir » selon Renaud Dutreil
3min

Politique

Municipales à Paris : « Je regrette qu'on ne soit pas unis derrière la candidature de Rachida Dati », expose Aurore Bergé

À quelques semaines des élections municipales 2026, les rangs macronistes avancent en ordre dispersé à Paris. Aurore Bergé, ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, soutient Rachida Dati. « C’est elle qui peut gagner », estime la responsable sur Public Sénat ce lundi. Une position contraire à celle de son parti, Renaissance, qui s’est allié au candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel.

Le