Macron célèbre les J0-2024 avec Hollande et Sarkozy
Emmanuel Macron a célébré vendredi l'obtention par Paris des Jeux Olympiques de 2024 en réunissant à l'Elysée ses prédécesseurs...

Macron célèbre les J0-2024 avec Hollande et Sarkozy

Emmanuel Macron a célébré vendredi l'obtention par Paris des Jeux Olympiques de 2024 en réunissant à l'Elysée ses prédécesseurs...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron a célébré vendredi l'obtention par Paris des Jeux Olympiques de 2024 en réunissant à l'Elysée ses prédécesseurs François Hollande et Nicolas Sarkozy au milieu de 400 invités du monde sportif et politique.

Ce succès, officialisé mercredi à Lima, "c'est une histoire de cordée à travers le temps", a déclaré le président de la République dans la salle d'honneur de l'Elysée.

Dans un discours très consensuel, il a ainsi salué "l'esprit d'unité" qui a prévalu ces dernières années "alors que beaucoup doutaient, étaient sceptiques" face aux chances de la capitale française.

"C'est une histoire de passion et d'engagement", a-t-il ajouté, en rendant hommage au rôle joué par M. Hollande, "le premier" à "porter cette ambition", et par M. Sarkozy, qui "a aidé à convaincre" au sein du Comité international olympique (CIO).

Il s'agissait pour M. Hollande de sa première visite à l'Elysée depuis son départ en mai.

M. Macron a aussi salué le rôle de premier plan joué par la maire de Paris Anne Hidalgo, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse et leurs prédécesseurs.

"Je n'ai fait que pousser dans l'en-but un ballon qui y était déjà", a-t-il souligné en souriant.

Ces jeux ont même "réussi à réconcilier Paris et Marseille" alors que la répartition des sites va "mobiliser tout le pays", a en outre relevé M. Macron.

Il a également salué "la place déterminante occupée par les sportifs" qui "ont apporté leur expérience et leur crédibilité", en citant en particulier Tony Estanguet, co-président du comité de candidature.

"Vous avez réussi à faire taire les grincheux, ceux qui disaient que c'était trop cher (...) Il y aura encore des grincheux", a-t-il prévenu.

D'ici à 2024, M. Macron a affirmé que "l'Etat tiendra l'ensemble de ses engagements" tout en étant "vigilant" sur "la maîtrise parfaite des budgets, des délais et de l'organisation". "Il reste énormément de travail", a-t-il prévenu.

Au-delà, "nous devons réussir l'héritage de ces Jeux, qu'ils laissent leur trace dans les territoires, les esprits et la société", a-t-il souhaité.

Parmi les 400 invités, figuraient de nombreux médaillés des JO et Paralympiques comme le judoka Teddy Riner, "ému et fier", l'ex-athlète Marie-José Perec ou l'ancien nageur Alain Bernard. "C'est une fierté de pouvoir faire parler de la France par le sport", a déclaré ce dernier.

La ministre des Sports Laura Flessel a pour sa part espéré que les autorités allaient faire en sorte que ces JO "soient une chance pour tous les Français".

Cette journée de célébration doit s'achever avec un grand concert gratuit ouvert à tous, sur le parvis de l'Hôtel de Ville, avec de nombreux artistes dont Florent Pagny, Kids United, Christophe Willem ou Amir.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le