Macron: « choquant » de manifester contre « ce que fait l’autorité judiciaire »
Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle, a qualifié vendredi de "choquant" tout appel à manifester "contre ce que...

Macron: « choquant » de manifester contre « ce que fait l’autorité judiciaire »

Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle, a qualifié vendredi de "choquant" tout appel à manifester "contre ce que...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle, a qualifié vendredi de "choquant" tout appel à manifester "contre ce que fait l'autorité judiciaire", ce qui "n'aide pas à pacifier le débat", en référence au rassemblement de dimanche en soutien à François Fillon.

"Ce que j'ai du mal à comprendre, c'est de dire le lundi (...) +nous sommes en quasi guerre civile+. Et d'appeler le mercredi à aller manifester le dimanche" pour soutenir François Fillon "et contre la justice. J'y vois une forme de paradoxe", a affirmé l'ancien ministre de l'Economie sur RTL vendredi.

"Quand on est à demander (...) d'aller manifester avec beaucoup d’ambiguïté, y compris contre ce que fait l'autorité judiciaire, on n'aide pas à pacifier le débat, à construire une campagne sur le fond", a estimé M. Macron, jugeant que cela contribuait "à un climat délétère" et renvoyait à "des heures un peu étranges de notre République".

"Je trouve choquant qu'un candidat et ses proches en appellent à manifester sur les thématiques" de justice, a-t-il insisté.

L'entourage de M. Fillon s'est défendu d'appeler à manifester "contre les juges", évoquant plutôt, à l'image du conseiller spécial du candidat de la droite Jérôme Chartier, "un rassemblement de soutien à François Fillon", "un rassemblement pour sa candidature".

M. Macron a de nouveau souligné qu'"une campagne présidentielle, ce n'est pas un moment de trêve ou alors il faut expliquer qu'aujourd'hui les candidats Marine Le Pen, François Fillon demandent une trêve pour tous les délinquants".

Il a enfin évacué les sifflets dont il est l'objet dans les réunions publiques de M. Fillon, comme jeudi soir à Nîmes.

"Quand on n'a plus rien, on rassemble en faisant siffler l'autre", a-t-il estimé. "J'en ai l'habitude. Mais ce n'est pas ça qui expliquera comment on change le quotidien des Français et l'avenir du pays", a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of the examination of the government of the finance bill PLF
11min

Politique

Budget : les tractations ont commencé pour tenter d’arracher un accord en commission mixte paritaire

Au moment où les sénateurs s’apprêtent à terminer l’examen du budget, les esprits sont déjà dans l’étape suivante, la commission mixte paritaire. Malgré de très grosses différences entre les députés et le texte du Sénat, l’idée d’un accord en CMP fait son chemin. Mais avant de voir une fumée blanche, beaucoup de chemin reste à faire. Pour préparer le terrain, les échanges informels ont déjà commencé.

Le

6min

Politique

Municipales 2026 : l’absence de budget au 31 décembre peut-elle impacter l’organisation des élections ?

Si le budget de la sécurité de sociale a été adopté par l’Assemblée nationale mardi, rien ne promet un même sort au projet de loi de finances, pour lequel les voies de compromis sont encore plus minces. En cas de non-accord sur le texte, le gouvernement serait contraint de recourir à une loi spéciale. Une piste qui éveille des inquiétudes quant à l’organisation des municipales, dont l’enveloppe est estimée à 200 millions d’euros.

Le