Macron consacre son dernier meeting à la jeunesse et à « la confiance »
Emmanuel Macron a adressé jeudi soir à Albi, pour son dernier meeting de campagne, un "message à la jeunesse", disant vouloir ...

Macron consacre son dernier meeting à la jeunesse et à « la confiance »

Emmanuel Macron a adressé jeudi soir à Albi, pour son dernier meeting de campagne, un "message à la jeunesse", disant vouloir ...
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Emmanuel Macron a adressé jeudi soir à Albi, pour son dernier meeting de campagne, un "message à la jeunesse", disant vouloir "reconstruire la confiance" et promettant de mener le "renouvellement jusqu'au bout", en citant Jean Jaurès.

"Nous recomposerons jusqu'au bout, nous tiendrons la promesse du renouvellement", a lancé le candidat d'En Marche! lors d'un de ses rares meetings en plein air à cause des risques d'attentats.

Appelant à la mobilisation pour le second tour de dimanche, l'ancien ministre de l'Economie a cité la figure tutélaire des socialistes, Jean Jaurès, homme du pays, devant près de 4.000 personnes rassemblées sur la place centrale du Vigan.

En 1903, Jen Jaurès s'était adressé aux lycéens d'Albi en parlant de la République comme d'un "grand acte de confiance et grand acte d'audace".

"Dimanche, ensemble, pour notre jeunesse, nous aurons un grand acte de confiance à reconstruire, celui indispensable sans qui rien n'est possible", a-t-il dit.

"C'est la confiance démocratique que nous devons refonder", a insisté le candidat, dans un discours entièrement improvisé, selon son entourage.

Disant entendre "cette colère qui existe dans le peuple", l'ancien ministre a dit refuser "qu'on accepte que la jeunesse soit aux franges de la réussite économique", ce qui selon lui pousse "les extrêmes".

A propos de l'écologie, grande absente du débat télévisé de mercredi soir, Emmanuel Macron a vanté le "temps long", "celui de vos enfants et des générations à venir", sans préciser ses propositions.

"Alors oui mes amis, le projet que nous portons nous devons le mener à la victoire, notre pays le 7 mai prochain a un choix lourd et historique à faire", a-t-il plaidé, entre le "repli, l'esprit de défaite et la division" du FN, et celui de "l'audace, de la confiance restaurée et de l'audace que nous portons".

"Allez voter, allez convaincre, allez mobiliser!", a-t-il lancé.

"Le jour d'après" l'élection, a-t-il ajouté, "notre responsabilité sera immense" de "faire gagner notre pays dans la durée, en réconciliant cette France parce qu'elle ne sera forte et juste que si elle est réconciliée".

Un peu plus tôt, le candidat s'était rendu dans une usine de verre d'Albi où il avait été accueilli par des huées et des slogans hostiles d'une cinquantaine de militants syndicaux, principalement CGT, contre sa proposition de réforme du droit du travail. Le candidat avait dialogué avec eux pendant une grosse dizaine de minutes.

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