Macron conseille à un chômeur de se réorienter: dans la restauration, du travail « je vous en trouve »
Du travail dans la restauration, "je traverse la rue, je vous en trouve": la suggestion de se réorienter lancée par Emmanuel...

Macron conseille à un chômeur de se réorienter: dans la restauration, du travail « je vous en trouve »

Du travail dans la restauration, "je traverse la rue, je vous en trouve": la suggestion de se réorienter lancée par Emmanuel...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Du travail dans la restauration, "je traverse la rue, je vous en trouve": la suggestion de se réorienter lancée par Emmanuel Macron à un jeune horticulteur au chômage a suscité de nombreux commentaires dimanche.

"J'ai 25 ans, j'ai beau envoyer des CV et des lettres de motivation, ça ne fait rien", avait confié samedi au président ce jeune homme, venu au palais de l'Elysée à l'occasion des journées du patrimoine.

"Vous voulez travailler dans quel secteur ?", l'interroge le président dans un bref échange capté par les caméras. "A la base, je suis en horticole", répond le jeune homme.

Le président lui suggère alors de changer de secteur. "Si vous êtes prêt et motivé, dans l'hôtellerie, les cafés et la restauration, dans le bâtiment, il n'y a pas un endroit où je vais où ils ne me disent pas qu'ils cherchent des gens. Pas un! Hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue, je vous en trouve !", poursuit le président de la République en désignant d'un geste les rues alentour.

Le secteur de l'hôtellerie et de la restauration connaît une pénurie aiguë de main d'oeuvre. En août, Roland Héguy, président de la principale organisation du secteur hôtelier, l'Umih, avait affirmé à l'AFP que le secteur était "en capacité de signer 100.000 embauches tout de suite", dont la moitié en CDI.

Le jeune homme se dit d'accord avec l'idée, et le président insiste: "Vous faites une rue, vous allez à Montparnasse, vous faites la rue avec tous les cafés et les restaurants... Franchement, je suis sûr qu'il y en a un sur deux qui recrute en ce moment. Allez-y !"

"Entendu, merci", dit le jeune horticulteur, avant que les deux hommes ne se serrent la main. Ce n'est pas la première fois que le chef de l'Etat répond à des chômeurs qui l'interpellent dans ses bains de foule, en insistant sur le manque de main d’œuvre dans certaines filières.

Son échange a suscité dimanche de nombreux commentaires acerbes, d'abord sur les réseaux sociaux, puis de la part des oppositions.

Depuis son élection, le président s'est vu accuser à plusieurs reprises de tenir des propos hautains sur la question sociale, notamment quand il a évoqué le "pognon de dingue" des aides sociales, ou les "Gaulois réfractaires".

"Macron invite 6 millions de personnes à traverser la rue pour avoir du boulot. Pour lui, les chômeurs sont coupables de leur chômage. Où vit cet homme ? Qui a jamais insulté plus odieusement les Français en difficulté ?", a ainsi asséné sur Twitter Jean-Luc Mélenchon.

Consacré "méprisant de la République" par le communiste Ian Brossat, le chef de l'Etat s'est vu également accusé de "mépris permanent" par la députée LR Valérie Boyer.

Des accusations vivement récusées par Christophe Castaner, délégué général de La République en marche et secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement.

"Est-ce que ce que dit le président de la République est faux ?", a-t-il interrogé lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro: "Vous préférez la langue de bois ? (...) Moi, je préfère un président de la République qui dit la vérité".

Partager cet article

Dans la même thématique

Macron conseille à un chômeur de se réorienter: dans la restauration, du travail « je vous en trouve »
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Macron conseille à un chômeur de se réorienter: dans la restauration, du travail « je vous en trouve »
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le