Macron débute sa visite par l’hommage au préfet Erignac
Emmanuel Macron est arrivé mardi en fin de matinée en Corse où il a débuté sa visite de deux jours en rendant hommage au préfet...

Macron débute sa visite par l’hommage au préfet Erignac

Emmanuel Macron est arrivé mardi en fin de matinée en Corse où il a débuté sa visite de deux jours en rendant hommage au préfet...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron est arrivé mardi en fin de matinée en Corse où il a débuté sa visite de deux jours en rendant hommage au préfet Claude Erignac, 20 ans jour pour jour après l'assassinat du haut fonctionnaire.

Le chef de l'Etat est arrivé à 11H20 dans la petite rue Colonna-d'Ornano à Ajaccio où le 6 février 1998 le préfet de Corse a été tué de trois balles alors qu'il se rendait au théâtre pour assister à un concert avec son épouse.

Emmanuel Macron était accompagné par Jacqueline Gourault, la "Madame Corse" du gouvernement, Gerard Collomb, le ministre de l'Intérieur et Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes dont une partie de la famille est corse.

La veuve du préfet, Dominique Erignac, et leurs deux enfants, étaient présents à la cérémonie, pour leur premier retour en Corse depuis les faits.

Le ministre de l'Intérieur de l'époque Jean-Pierre Chevènement, invité "par tradition républicaine", était également présent tout comme Richard Ferrand, président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, le président LR du Sénat Gerard Larcher, ou encore le président nationaliste du conseil exécutif corse Gilles Simeoni.

Etaient également présents des enfants, de nombreux élus corses et les anciens préfets de l'île.

Emmanuel Macron a inauguré la place Claude Erignac où un olivier a été planté avec, gravée au sol, l'inscription "Un homme, une place".

François Pupponi, député nouvelle gauche du Val d'Oise d'origine corse, notait combien l'assassinat avait été "un véritable choc dont la Corse ne s'est pas vraiment remise".

Pour Jean-Claude Grimaldi, qui était le chauffeur attitré du préfet assassiné, l'émotion est palpable. "J'ai un grand souvenir de ce préfet qui était très humain, très cultivé et aimait beaucoup la Corse", a-t-il confié à l'AFP, expliquant passer deux fois par jour sur les lieux de l'assassinat car il habite à proximité.

Près de 200 badauds observaient la cérémonie parmi lesquels Paulette, sexagénaire, qui a tenu à être présente "car on n'oublie pas cet assassinat, cet acte lâche dont, nous, les Corses, on ne peut pas être fiers".

Après cette cérémonie, le chef de l'Etat doit se rendre à la préfecture pour déposer une gerbe devant une plaque commémorative avant de rencontrer en soirée les responsables nationalistes Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni.

Partager cet article

Dans la même thématique

Questions to the government at the National Assembly
7min

Politique

Procès en appel de Marine le Pen : quelle défense pour maintenir sa candidature à la présidentielle ?

A la veille de son procès en appel pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens de son parti, Marine Le Pen joue sa dernière carte pour pouvoir participer à la présidentielle. En première instance, la députée avait nié farouchement les faits et écopé d’une peine de 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. En appel, adoptera-t-elle la même stratégie ?

Le

Bardella voeux
5min

Politique

Le RN mise sur les municipales pour « donner du poids à la dynamique » pour 2027

S’il n’a pas d’« objectif chiffré », le RN présente « 650 listes » pour les municipales. Jordan Bardella espère ainsi « préparer le terrain » pour les élections sénatoriales de septembre 2026, puis pour l’élection présidentielle, qui doit ouvrir « une nouvelle ère faite d’ordre et de fierté retrouvée ».

Le

5min

Politique

Élections législatives anticipées et municipales le même jour : le risque d’une « nationalisation » du scrutin local

Face aux motions de censure déposées par LFI et le RN, le gouvernement agite de nouveau la menace d’une dissolution. Et réfléchirait à l’organisation d’élections législatives anticipées aux mêmes dates que les municipales. Envisageable juridiquement, ce scénario pourrait néanmoins rencontrer des contraintes matérielles… et politiques.

Le