Macron dénonce les « mensonges » sur le nouveau traité franco-allemand
Le président français Emmanuel Macron a dénoncé mardi les "mensonges" relayés notamment par l'extrême droite française au sujet...

Macron dénonce les « mensonges » sur le nouveau traité franco-allemand

Le président français Emmanuel Macron a dénoncé mardi les "mensonges" relayés notamment par l'extrême droite française au sujet...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le président français Emmanuel Macron a dénoncé mardi les "mensonges" relayés notamment par l'extrême droite française au sujet du nouveau Traité franco-allemand signé à Aix-la-Chapelle avec la chancelière allemande Angela Merkel.

"Ceux qui oublient la valeur de la réconciliation franco-allemande se rendent complices de crimes du passé, ceux qui caricaturent ou répandent le mensonge font mal aux peuples qu'ils prétendent défendre en faisant bégayer nos Histoires", a lancé le président français à l'adresse de ceux qui en France ont diffusé des fausses informations sur ce Traité.

L'extrême droite française a notamment prétendu que le texte prévoyait la cession par la France à l'Allemagne de son siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU ou que l'allemand allait devenir la "langue administrative" en Alsace et Lorraine.

Dans une Europe "menacée par les nationalismes, bousculée par le Brexit", l'Allemagne et la France "doivent assumer leurs responsabilités et montrer la voie, de l'ambition, de la souveraineté réelle, de la protection des peuples", a affirmé le président français.

"Nous aimons nos patries et nous aimons l'Europe parce que nous savons qu'elles sont irrémédiablement inséparables", a ajouté M. Macron.

En France, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, et le dirigeant de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, ont notamment attaqué ces derniers jours ce nouveau Traité, qui prévoit selon eux d'importants abandons de souveraineté par la France à son voisin allemand.

"Des voix s’élèvent, d’universitaires reconnus, qui dénoncent eux aussi des abandons graves de notre souveraineté. On ne se taira pas", a ainsi tweeté Mme Le Pen durant les discours de Mme Merkel et M. Macron.

L'extrême droit allemande n'est pas en reste. Un de ses dirigeants, Alexander Gauland, a ainsi accusé Paris et Berlin de vouloir avec le traité créer "une super-UE" à l'intérieur de l'Union européenne.

"Nous autres populistes demandons que chacun s'occupe d'abord de son pays. Et nous ne voulons pas que Macron le fasse avec l'argent des Allemands", a-t-il tonné.

Partager cet article

Dans la même thématique

Macron dénonce les « mensonges » sur le nouveau traité franco-allemand
2min

Politique

Procès en appel de Marine Le Pen : un calendrier serré avant la présidentielle 

C’est un procès déterminant pour Marine Le Pen qui s’ouvre mardi. La députée RN va être jugée en appel dans l’affaire des emplois fictifs des assistants parlementaires européens de son parti. Condamnée à 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire en première instance, de ce second procès dépend son avenir politique proche, notamment sa candidature à la prochaine présidentielle. 

Le

Macron dénonce les « mensonges » sur le nouveau traité franco-allemand
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le