Macron détaille mercredi sa politique de sécurité
Emmanuel Macron va détailler mercredi sa politique de sécurité en recevant les responsables de la police et de la gendarmerie,...

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Emmanuel Macron va détailler mercredi sa politique de sécurité en recevant les responsables de la police et de la gendarmerie,...
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Emmanuel Macron va détailler mercredi sa politique de sécurité en recevant les responsables de la police et de la gendarmerie, ainsi que les préfets, sur fond de menace terroriste persistante et de grogne policière.

Le président prononcera son premier discours uniquement consacré à la sécurité à 15H00 devant quelque 500 personnes rassemblées à l'Elysée: les directeurs départementaux de la police, les commandants de groupement de gendarmerie, les préfets et les principaux cadres du ministère de l'Intérieur.

Un tel rassemblement de l'ensemble des représentants du secteur à l'Elysée n'a jusqu'à présent été organisé qu'une seule fois, au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

"Ce sera un discours fondateur. Le président va remercier les forces de l'ordre pour leur action et va leur dire quelle est son ambition, ce qu'il attend d'elles pour ce quinquennat", indique-t-on à l'Elysée.

M. Macron devrait centrer son intervention sur les thèmes de la lutte contre le terrorisme, la mise en place de la police de sécurité quotidienne (PSQ) et la politique d'immigration et d'asile.

"Quand on a une politique ambitieuse en matière de sécurité, ce que nous conduisons, cela ne s'adresse pas à la France où tout va bien et où on peut se payer une sécurité privé", a précisé dimanche à la télévision le locataire de l'Elysée, qui se défend d'être "le président des riches" comme l'en accusent des opposants.

L'une de ses priorités est le lancement de la future PSQ, dont les contours restent encore assez flous, mais qui, selon ses promoteurs, ne marque pas un retour à la police de proximité créé par Lionel Jospin avant d'être supprimée par Nicolas Sarkozy.

"L'idée, c'est de s'adapter aux préoccupations de nos concitoyens" selon le lieu où ils vivent, et "de définir les organisations et les modes d'intervention (des forces de l'ordre) par rapport à ces besoins", explique l'Elysée.

La concertation sur la PSQ doit être menée d'ici la fin de l'année par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Et une trentaine de villes se sont déjà portées candidates à l'expérimentation qui sera lancée début 2018, dont Lille, Grenoble, Toulouse, Saint-Denis ou Aulnay.

"La PSQ n'est pour l'instant qu'un concept (...) Si c'est pour faire des réformes esthétiques ou si c'est revenir à la police de proximité, alors on ne sera pas d'accord", a prévenu Jean-Claude Delage, secrétaire général du syndicat de policiers Alliance, interrogé par l'AFP.

Les représentants des policiers attendent également de M. Macron des réponses au mouvement de grogne qui agite la police depuis l'attaque au cocktail Molotov du 8 octobre 2016 à Viry-Châtillon (Essonne).

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