Macron « disposé à améliorer » le projet des retraites, notamment « autour de l’âge pivot »
Le président Emmanuel Macron est « disposé à améliorer » le projet de réforme des retraites, et envisage notamment « une amélioration possible autour de l'âge pivot » de départ à la retraite. Il souhaite des avancées avant la fin de la semaine. Mais il ne veut pas « dénaturer » le projet.

Macron « disposé à améliorer » le projet des retraites, notamment « autour de l’âge pivot »

Le président Emmanuel Macron est « disposé à améliorer » le projet de réforme des retraites, et envisage notamment « une amélioration possible autour de l'âge pivot » de départ à la retraite. Il souhaite des avancées avant la fin de la semaine. Mais il ne veut pas « dénaturer » le projet.
Public Sénat

Par Public Sénat avec AFP

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L’Élysée pourrait lâcher du lest sur l’âge pivot à 64 ans, qui constitue une ligne rouge pour la CFDT. C’est ce qu’a indiqué son entourage ce mercredi matin, avant de nouvelles concertations à Matignon avec les partenaires sociaux.

Le chef de l'État « n'abandonnera pas le projet, ne le dénaturera pas non plus, même s'il est disposé à l'améliorer, par le truchement des discussions avec les syndicats et au sein des établissements clé que sont la SNCF et la RATP », a expliqué l'Élysée, pour qui « c'est dans l'ordre des choses qu'il y ait des avancées d'ici la fin de la semaine ». Le président s'est fixé pour « objectif d'obtenir une pause » de la mobilisation « pendant les fêtes » de fin d'année, assure-t-on.

Le gouvernement souhaite reculer l'âge de départ à la retraite, avec un âge pivot fixé à 64 ans à partir de 2027, afin d'équilibrer financièrement le système. Les salariés prenant leur retraite avant cet âge subiraient une décote, ceux partant plus tard percevant au contraire un « bonus ». Les syndicats rejettent en bloc cette idée, notamment la CFDT, qui est favorable à une unification des 42 systèmes de retraites existants, mais considère l'âge pivot comme une « ligne rouge ».

Hier, Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT a proposé de nouvelles pistes budgétaires. Édouard Philippe y a répondu avec précaution (relire notre article).

Des discussions en vue d'obtenir une pause dans la mobilisation

Alors que l'exécutif paraît espérer des propositions de la part des syndicats sur ce point, l'entourage d'Emmanuel Macron a décrit mercredi un gouvernement « dans un cycle de négociations et de discussions permanentes » en vue d'obtenir une pause de la mobilisation contre la réforme.

Au lendemain d'une troisième journée de manifestation contre la réforme des retraites et à trois jours des vacances de Noël, Edouard Philippe reçoit mercredi, avec le nouveau « M. Retraites » Laurent Pietraszewski, les syndicats pour tenter de trouver une sortie à la crise, sous la menace de nouveaux blocages dans les transports pendant les fêtes.

Le temps presse, d'autant plus que la grève se poursuit dans les transports en commun et se déplacer reste un défi mercredi, en particulier en Ile-de-France.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le