Macron en appelle à la « dignité de la vie publique »
Le candidat à l'élection présidentielle Emmanuel Macron a appelé samedi à la "dignité de la vie publique" lors d'un meeting à...

Macron en appelle à la « dignité de la vie publique »

Le candidat à l'élection présidentielle Emmanuel Macron a appelé samedi à la "dignité de la vie publique" lors d'un meeting à...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le candidat à l'élection présidentielle Emmanuel Macron a appelé samedi à la "dignité de la vie publique" lors d'un meeting à Caen.

"J'en appelle à la dignité de notre vie publique. La dignité, c'est de ne jamais accepter le mensonge, c'est de ne rien accepter de ce qui déconsidère la fonction politique, la parole donnée, c'est celle qui consiste à protéger nos institutions et l'Etat de droit", a déclaré le candidat d'En Marche!

"Le renouveau démocratique, il ne sera pas demain après-midi (dimanche) dans la rue au Trocadéro. Cela a un nom, c'est la réaction", a-t-il ajouté faisant allusion à la manifestation de soutien à François Fillon organisée sur cette place du coeur de Paris.

"Nous, nous ne participerons à aucune attaque contre la justice et son bien-fondé. Nous nous ne jouerons jamais avec les discours de peur, nous refuserons la peur et le repli", a ajouté l'ancien ministre de l'Economie.

Il a par ailleurs été particulièrement applaudi lorsqu'il a invité à "ne pas écouter ces voix" qui appellent à "refermer les frontières", lors de ce meeting normand qui a réuni près de 3.000 personnes, selon l'entourage de Macron.

Le candidat à la présidentielle a aussi raillé "les grands appareils qui faisaient leurs primaires, naguère, les mêmes qui d'ailleurs sont en train de la déconstruire et de nous expliquer qu'il faut reporter les élections, +on s'est trompés, celui qu'on avait choisi n'est finalement pas le bon+ (...), ce sont les fatigués de la démocratie, ce sont les hébétés".

Le candidat de 39 ans a encore une fois appelé les déçus de la droite, du centre et de la gauche à le rejoindre. A ceux "du centre et de la droite qui aujourd'hui doutent, sont blessés, se sentent floués (...) par des hommes qui ont décidé de ne plus prendre leurs responsabilités pour être dignes de la parole publique. Je leur dis (...) les valeurs dans lesquelles vous vous retrouvez, elles sont ici, rejoignez-les".

Emmanuel Macron a aussi lancé un appel "aux femmes et aux hommes de gauche qui doutent et se disent ça n'est pas possible, la gauche à laquelle je crois n'est pas un projet d'hier (...). Je leur dis vous avez ici le projet de la modernité, rejoignez-le".

Partager cet article

Dans la même thématique

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
4min

Politique

Périscolaire : une liste noire de personnels ayant eu des « comportements inappropriés » est-elle faisable ?

Le projet de loi sur la protection de l’enfance présenté mercredi en Conseil des ministres vise notamment à apporter une réponse aux récentes affaires d’agressions sexuelles dans le périscolaire parisien. Le ministre de l’Éducation a annoncé la création d’une « liste noire » pour les personnels ayant des comportements problématiques sur des enfants, même s’ils n’ont pas été encore condamnés. Mais quelle forme légale peut prendre cette liste ?

Le