Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle de 2017, a enterré jeudi l'idée de rejoindre la primaire organisée par le PS, affirmant ne pas vouloir "se perdre dans (ses) chicayas".
"Je suis clair depuis le début. On m'a beaucoup reproché quand j'étais ministre de ne pas être au Parti socialiste. Les mêmes aujourd'hui me demandent d'aller à cette primaire, M. Cambadélis par exemple", a déclaré sur BFMTV et RMC M. Macron.
"Quand ça ne l'arrangeait pas, j'étais un ministre d'ouverture. Et maintenant qu'en effet ce rassemblement de progressistes que nous avons construit commence à leur faire peur, il faudrait qu'on aille se perdre dans les chicayas (les querelles) de la primaire", a dit l'ex-ministre de l’Économie.
Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a fait savoir jeudi qu'il avait écrit à M. Macron, comme à Jean-Luc Mélenchon, pour le convaincre de participer à la primaire.
Emmanuel Macron le 6 décembre 2016 à New York
AFP
Le fondateur du mouvement En Marche! a cité plusieurs pistes de son programme qu'il pourrait développer lors d'un meeting samedi à Paris.
Le meeting, qui se déroulera dans l'après-midi au parc des Expositions de la Porte de Versailles, pourrait accueillir jusqu'à 10.000 personnes, selon l'entourage de M. Macron.
Pour "diminuer l'écart entre le salaire brut et le salaire net", l'ex-ministre veut "supprimer les cotisations maladie et les cotisations chômage" que paient les salariés et les indépendants. Il financerait cette mesure "par de la CSG", qui "a une base beaucoup plus large", incluant les actifs, les retraités et les revenus du capital.
"Toutes les petites retraites auront leur pouvoir d'achat protégé", a-t-il dit.
A propos du temps de travail, M. Macron a estimé que la société entrait "dans un monde où selon les âges de la vie on a des préférences différentes".
"Dire pour toute la France, pour tout le monde, pour tous les âges, on va travailler 35 heures par semaine, c'est sans doute un peu réducteur", a-t-il dit.
- Stabilité fiscale -
Plaidant pour plus de "stabilité" fiscale, il a également proposé de "ne pas toucher un impôt plusieurs fois dans le quinquennat".
Emmanuel Macron le 6 décembre 2016 à New York
AFP/Archives
M. Macron a déclaré vouloir "aller au bout" de la réforme des prud'hommes, en instaurant "un plafond et un plancher en fonction des moyennes observées" en matière d'indemnités de licenciement.
Il s'est dit favorable à la mise en place d'un "système de bonus-malus" qui "favorise dans les cotisations que payent les entreprises, le recours autant qu'on le peut aux CDI par rapport aux CDD", et à un "système qui égalise les droits dans l'assurance chômage".
"Je m'engage ici à ce que sur la santé on ne modifie rien, on ne retranche aucun droit, on ne dérembourse aucun soin", a-t-il ajouté.
Sur l'environnement, l'ancien ministre a appelé à une réduction des "avantages" accordés à l'industrie du diesel, en leur permettant par l'investissement "de progressivement se transformer".
Plaidant pour un "marché unique de l'énergie" européen, M. Macron s'est dit favorable à une réduction progressive de la production nucléaire, rappelant qu'elle garantissait "une indépendance sur le plan énergétique" mais présentait "toujours un risque".
M. Macron s'est dit favorable à une politique commerciale européenne "avec les grandes zones de la planète" pour "défendre nos intérêts et préférences collectives".
Il a également lancé un appel aux maires de France pour parrainer sa candidature via une plateforme en ligne "les élus avec Macron".
En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.
Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.
La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.
Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.