Macron esquisse les axes de sa « révolution » de la protection sociale
Le président français Emmanuel Macron a prôné mercredi "une révolution" de la protection sociale, jugeant que "la solution n'est...

Macron esquisse les axes de sa « révolution » de la protection sociale

Le président français Emmanuel Macron a prôné mercredi "une révolution" de la protection sociale, jugeant que "la solution n'est...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le président français Emmanuel Macron a prôné mercredi "une révolution" de la protection sociale, jugeant que "la solution n'est pas de dépenser toujours plus d'argent", lors d'un discours à Montpellier, dans le sud de la France.

Après avoir fustigé mardi dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux le "pognon de dingue" que coûtent les aides sociales sans endiguer la pauvreté, le président de la République a estimé qu'il ne fallait pas se "contenter de la redistribution monétaire" évoquant des solutions "plus efficaces".

Pour dénoncer un système "trop complexe", "peu humain", il a pris l'exemple du RSA, le revenu de solidarité active, pour les personnes sans ressources, de 550 euros pour une personne seule. Il a affirmé qu'il avait augmenté ces dix dernières années de 80% mais que l'accompagnement de ses bénéficiaires avait baissé dans le même temps de 40% "en termes de dépense".

Or, a-t-il argumenté, il faut renforcer l'"accompagnement vers le travail", donc "contrôler" et "responsabiliser" ceux qui ont eu le réflexe de "s'installer dans une forme d'exclusion".

Le chef de l'État n'a pas donné d'indications précises de sa politique à venir. A l'exception d'une loi sur la dépendance, votée avant fin 2019, dans un pays qui comptera 5 millions de personnes âgées de plus de 85 ans d'ici à 2050.

Dans la nuit de mardi à mercredi, une vidéo tweetée par sa directrice de communication, le montre évoquant ce discours avec ses collaborateurs. "On met un pognon de dingue dans les minimas sociaux et les gens ne s'en sortent pas. Les gens pauvres restent pauvres, ceux qui tombent pauvres restent pauvres. On doit avoir un truc qui permet aux gens de s'en sortir. Par l'éducation...", s'enflamme-t-il.

L'opposition de tous bords a critiqué mercredi ces propos, beaucoup pour leur forme chez les conservateurs du parti Les Républicains, principalement pour le fond à gauche et à l'extrême droite.

"Sous le mépris glaçant de ses propos, ce qu’il souhaite, c’est défaire méthodiquement tous les acquis obtenus depuis la Libération", a ainsi dénoncé la socialiste Martine Aubry, ancienne ministre de l'Emploi et la Solidarité.

Emmanuel Macron "fait, comme tous les ultralibéraux, porter la responsabilité de la pauvreté, du chômage, sur les chômeurs et les pauvres", a de son côté lancé la cheffe du Rassemblement national (ex Front national, extrême droite) Marine Le Pen.

Partager cet article

Dans la même thématique

President Emmanuel Macron press conference following a meeting with candidates for the 2027 presidential election and party leaders
4min

Politique

Sondage : avec 82 % d’opinions défavorables, Emmanuel Macron atteint son record d’impopularité, sur fond de grogne sur les carburants

Selon le dernier baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, l’exécutif atteint un niveau d’impopularité record sur fond de hausse des prix du carburant, malgré les annonces de soutien aux “gros rouleurs”. Emmanuel Macron ne récolte que 18 % d’opinions favorables contre 24 % pour Sébastien Lecornu.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2026 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
4min

Politique

Sondage : les cotes de popularité de Marine Le Pen et d’Edouard Philippe reculent fortement, Raphaël Glucksmann progresse

A l’approche du scrutin présidentiel et selon le dernier baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, les cotes de popularité de Marine Le Pen (35 % d’opinions favorables) et d’Edouard Philippe (27 % d’opinions favorables) reculent de 5 points et de 3 points. A gauche les candidats à la primaire social-démocrate sont épargnés, notamment Raphaël Glucksmann qui progresse légèrement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUATRE COLONNES
9min

Politique

Sénatoriales : les écologistes pourraient refuser l’arrivée du sénateur LFI Gabriel Amard dans le groupe, mais accepter Marc Péré

Alors que Gabriel Amard, premier sénateur LFI, « demande à être accueilli par les écologistes » dans leur groupe, ces derniers doivent en décider ce mardi. Mais selon plusieurs sources, l’arrivée du gendre de Jean-Luc Mélenchon passe mal en interne et devrait être refusée. Le cas de Marc Péré, élu en Haute Garonne avec le soutien de LFI et des Ecologistes, semble ne pas poser problème. Il va pourtant se rattacher politiquement à La France Insoumise.

Le

Ces chiffrent qui illustrent la poussée du RN aux élections sénatoriales de 2026
8min

Politique

Ces chiffres qui illustrent la poussée du RN aux élections sénatoriales de 2026

L’élection de douze nouveaux sénateurs du Rassemblement national et de ses alliés de l’UDR, l’Union des droites pour la République, pourrait être l’arbre qui cache la forêt. Les élections sénatoriales du 27 septembre se caractérisent par une progression nette du « camp national » chez les grands électeurs, y compris dans les territoires les plus ruraux.

Le