Emmanuel Macron et François Bayrou ont rivalisé d'amabilités après leur rencontre jeudi à Paris, au lendemain de "l'offre d'alliance" du leader...
Macron et Bayrou, désormais alliés, rivalisent d’amabilités
Emmanuel Macron et François Bayrou ont rivalisé d'amabilités après leur rencontre jeudi à Paris, au lendemain de "l'offre d'alliance" du leader...
Par Véronique MARTINACHE et Baptiste PACE, avec Colin HENRY
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Emmanuel Macron et François Bayrou ont rivalisé d'amabilités après leur rencontre jeudi à Paris, au lendemain de "l'offre d'alliance" du leader centriste au candidat d'En Marche! qui a promis que le MoDem aurait "sa place pleine et entière" dans son dispositif.
L'ancien ministre de François Hollande et le maire de Pau ont échangé pendant un peu moins d'une heure dans un restaurant du XVIe arrondissement de Paris. La veille, M. Bayrou avait annoncé renoncer à une quatrième présidentielle et formuler une "offre d'alliance" à M. Macron, qui l'a immédiatement acceptée.
"Mon rôle est très simple: je vais tout faire pour aider", a expliqué à la presse M. Bayrou au côté du candidat.
"On n'a pas parlé d'intérêts partisans, on n'a pas eu de négociation, on n'a pas passé son temps à échanger. C'est pas +j'achète, tu vends+ Rien de tout ça", a assuré le président du MoDem.
François Bayrou (g) et Emmanuel Macron, le 23 février 2017 à Paris
AFP
Emmanuel Macron, présentera vendredi le cadrage financier de son programme, a "remercié très profondément" M. Bayrou de sa "proposition d'alliance". "Je l'ai acceptée parce je pense qu'elle correspond à ce que nous devons faire dans le contexte que le pays traverse." "C'est ce que nous voulions faire dès le début avec En Marche!, un rassemblement progressiste qui dépasse les clivages", a-t-il dit.
M. Bayrou a devancé les questions des journalistes sur les piques acerbes qu'il avait coutume d'adresser à son nouvel allié, qualifié d'"hologramme" et de "candidat des forces de l'argent" voici quelques semaines encore. "On a peut-être eu des mots un peu rugby, un peu mêlée ouverte", mais "il y a des moments où on est obligé de dépasser tout cela, parce que ce qui est en jeu est trop grave", a-t-il expliqué.
- Une 'place pleine et entière' -
Interrogé sur un éventuel accord pour les élections législatives, M. Macron a répondu: "Nous avons un projet à finaliser, une campagne à conduire, et des élections présidentielles à gagner. Viendront ensuite les législatives et nous le ferons dans cet ordre."
"Aucune famille politique ne peut prétendre être hégémonique dans le pays", a ajouté M. Macron, qui assure cependant que "les législatives refléteront les différentes sensibilités, le pluralisme politique que nous portons et donc la famille politique que représente François Bayrou aura sa place pleine et entière".
Selon un sondage Harris interactive réalisé avant l'annonce de M. Bayrou, Marine Le Pen (25% des intentions de vote) arriverait en tête au premier tour de la présidentielle devant le candidat de la droite François Fillon.
Mais selon un sondage Ifop-Fiducial réalisé avant et après l'alliance avec François Bayrou, Emmanuel Macron gagne trois points en une semaine, à 22,5%, derrière Marine Le Pen stable à 26,5%. En 24 heures, c'est-à-dire à peu près depuis l'annonce par François Bayrou qu'il renonçait à se lancer dans la course à l'Elysée, Emmanuel Macron gagne 3,5 points et François Fillon 1,5 point.
Selon une autre étude (Tilder/LCI/Opinionway) spécifiquement consacrée au ralliement du président du MoDem, cette décision "ne change rien" pour 72% des électeurs (56% parmi les électeurs de M. Bayrou de 2012). 13% d'entre eux ont désormais "plus envie" de voter pour M. Macron, 14% en ont "moins envie".
Si le Front national s'est contenté de balayer la nouvelle, c'est à droite que les réactions ont été les plus acerbes. François Bayrou "paie sa place, cette fois officiellement, pour s'asseoir à côté de l’héritier parricide de François Hollande", a lancé François Baroin. "Le vent a trouvé sa girouette", a tweeté Eric Woerth.
Mais si officiellement à droite une alliance Macron-Bayrou "n'est pas une mauvaise nouvelle" pour le candidat LR, en coulisses, on estime que "Fillon a du souci à se faire". Macron "élargit sa base, son socle", confie une source parlementaire.
A gauche, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, proche historique de François Hollande, a salué le "sens de la responsabilité" de François Bayrou.
Tonalité différente chez le candidat PS Benoît Hamon, pour qui ce rapprochement Bayrou-Macron "clarifie les choses": Emmanuel Macron est "un candidat du centre-droit".
« Il va y avoir un travail en commun des sénateurs qui soutiennent Raphaël Glucksmann », soutient le sénateur de Paris, après la victoire écrasante de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche sociale-démocrate. Il tend notamment « la main » aux sénateurs écologistes, qu’il a rejoints. Mais du côté du groupe PS, l’initiative laisse pour l’heure plus dubitatif.
Officiellement investi pour la campagne présidentielle, Raphaël Glucksmann va pouvoir bénéficier de l’expertise technique et militante du Parti socialiste pour la course à l’Elysée. Du fait de son poids politique, le parti à la rose devrait également être le premier contributeur financier de sa campagne. Le Canard enchaîné évoque un plafond à 2,4 millions d’euros, loin toutefois de ce qui avait été déboursé pour Anne Hidalgo ou Benoît Hamon.
Déposée le 16 juin 2026 à l’initiative du sénateur Laurent Lafon, la proposition de loi relative à la modernisation de la radio sera débattue demain en séance publique. Adoptée largement par la Commission de la culture le 7 octobre 2026 et soutenue par les acteurs de la radio, la proposition de loi vise à assouplir la règlementation et favoriser le développement de la radio numérique terrestre dans un contexte de relatif déclin de la radio française.
Depuis le début du mouvement, 6 877 personnes ont été placées en garde à vue, dont une très grande majorité de mineurs. Une mesure de contrainte injustifiée selon plusieurs avocats, qui y voient plutôt une volonté de la part des forces de l’ordre de sanctionner les manifestants.