Macron et Philippe vont trancher sur le sort de Collomb, le démissionnaire

Macron et Philippe vont trancher sur le sort de Collomb, le démissionnaire

Emmanuel Macron et Édouard Philippe ont annoncé mardi qu'ils allaient trancher sur le sort de Gérard Collomb, décidé à...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron et Édouard Philippe ont annoncé mardi qu'ils allaient trancher sur le sort de Gérard Collomb, décidé à démissionner, malgré le refus du président la veille de le laisser quitter le gouvernement.

Emmanuel Macron "attend désormais les propositions du Premier ministre", a indiqué l’Élysée à l'AFP, alors que le ministre de l'Intérieur a annoncé au Figaro qu'il maintenait sa proposition de démission pour se consacrer à sa candidature à la mairie de Lyon.

Le Premier ministre a, lui, annoncé aux députés qu'il proposerait au président de la République "les décisions qui s'imposent" à propos du ministre de l'Intérieur.

"J'exercerai la totalité des attributions constitutionnelles qui me sont dévolues. Je dirige l'action du gouvernement et j'aurai l'occasion de proposer au président les décisions qui s'imposent", a annoncé Édouard Philippe, interpellé par un député lors des questions au gouvernement.

Constitutionnellement, le président de la République nomme et met fin aux fonctions des ministres sur proposition du Premier ministre.

"Je maintiens ma proposition de démission", a déclaré M. Collomb au Figaro mardi, expliquant que "compte tenu des rumeurs et des pressions qu'il peut y avoir, je ne veux pas que le fait que je sois candidat quelque part demain puisse troubler la marche du ministère de l'Intérieur".

"Il faut une clarté vis-à-vis de nos concitoyens et une clarté vis-à-vis des Lyonnais, donc je maintiens ma proposition de démission", dit-il, dans cette interview à paraître dans son intégralité dans la soirée sur le site du journal.

Dans la même thématique

Paris: Lucie Castets
7min

Politique

« Exigeante », « politique », « âpre négociatrice » : le profil de Lucie Castets par les sénateurs qui l’ont côtoyée

Cette haute fonctionnaire de 37 ans, issue de la société civile et très marquée à gauche, a été choisie par le Nouveau Front populaire comme candidate au poste de Première ministre. Au Sénat, plusieurs élus ont été amenés à travailler avec elle à la mairie de Paris. Ils saluent ses aptitudes, et l’appellent désormais à engager une « bataille de l’opinion » pour pousser Emmanuel Macron à la nommer à Matignon.

Le

Paris Olympics
6min

Politique

Candidature du NFP à Matignon : Emmanuel Macron « botte en touche en disant qu’on va d’abord s’occuper des JO »

Mardi 23 juillet, Emmanuel Macron a donné sa première longue interview télévisée depuis la dissolution et les législatives. L’occasion pour le président de la République de livrer son analyse du scrutin, de temporiser et de refuser net la candidate du Nouveau Front populaire pour Matignon. Analyse de cette prestation avec l’expert en communication Philippe Moreau-Chevrolet.

Le

Emmanuel Macron interview sur France TV
4min

Politique

Emmanuel Macron est-il contraint de nommer Lucie Castets Première ministre ?

Hier, le Nouveau Front populaire s’est accordé sur le nom de Lucie Castets comme candidate au poste de Première ministre. Emmanuel Macron a balayé cette candidature considérant que cela n’était « pas le sujet ». Ce matin, Lucie Castets a demandé au Président de la République « de prendre ses responsabilités et de la nommer Première ministre ». Si constitutionnellement rien ne le contraint à nommer un Premier ministre, la décision du chef de l’Etat réside dans le choix « qui lui semble le plus à même de résister à une motion de censure », selon Bastien François, professeur de sciences politiques à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Le