Emmanuel Macron, accompagné de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, est arrivé dimanche matin sur le plateau des Glières, en Haute-Savoie, pour commémorer le 75e anniversaire des combats au cours desquels une centaine de résistants furent tués en 1944.
Après avoir voyagé ensemble depuis Paris, le chef de l'Etat et l'ancien président ont été accueillis par les élus locaux, dont Laurent Wauquiez, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et patron des Républicains, à la nécropole nationale de Morette, à Thônes (Haute-Savoie), où sont inhumés 105 résistants morts au combat.
"C'est un accueil républicain, une fierté pour tout le monde", a expliqué Laurent Wauquiez. Car le plateau des Glières "est une histoire qui inspire, une belle leçon" qui "pose la question: est ce que nous sommes à la hauteur de ces gens (les résistants, ndlr) qui, face à l'Histoire, ont senti ce qu'il fallait faire? Ne pas se cacher, ne pas se dérober".
Quelque 2.000 personnes, dont une centaine de chasseurs alpins dans leur uniforme blanc, des anciens combattants et de nombreux enfants, ont assisté, sous un beau soleil printanier, à la cérémonie rythmée notamment par "Le chant des partisans".
Après une allocution, Emmanuel Macron, accompagné des ministres Jean-Michel Blanquer, Geneviève Darrieussecq et Sébastien Lecornu, devait se rendre avec MM. Sarkozy et Wauquiez sur le plateau où a été érigé en 1973 un monument national à la Résistance, avant de déjeuner avec des élus.
Des comédiens représentent un groupe de maquisards au plateau des Glières, en juillet 2018
AFP/Archives
Nicolas Sarkozy a été invité par l'Elysée car il s'était rendu tous les ans sur les lieux durant son quinquennat, mais jamais pour la cérémonie annuelle de commémoration, après y avoir fait une halte en 2007 à l'avant-veille de l'élection présidentielle.
Le plateau des Glières, situé dans le massif des Bornes à 1.450 mètres d'altitude, est devenu un haut lieu symbolique de la Résistance, malgré une récente remise en cause de l'ampleur de la bataille qui s'y est jouée.
Lieu difficile d'accès, les Glières étaient pour la Résistance locale le lieu idéal pour recevoir des parachutages d'armes des alliés. Mais le 31 janvier 1944, le gouvernement de Vichy, sur l'injonction des autorités allemandes, décide d'en finir avec la Résistance et met le département en état de siège.
Le 26 mars 1944, une attaque mobilise soldats allemands et miliciens français avec des moyens disproportionnés face aux 465 maquisards présents sur le Plateau.
Nicolas Sarkozy au mémorial des Glières en mars 2018
POOL/AFP/Archives
Ces derniers reçoivent l'ordre de "décrocher" du plateau dans la soirée. Mais 129 maquisards et 20 résistants des vallées ne peuvent échapper à l'encerclement: 124 sont tués lors du combat ou fusillés, 9 disparaissent et 16 mourront en déportation. A partir de ce moment, la bataille des Glières devient, grâce à la radio de Londres, le symbole de la Résistance française.
François Mitterrand s'était rendu sur le plateau en avril 1994 pour le 50e anniversaire des combats.
Si les listes « sans étiquette » ont toujours été nombreuses dans les petites communes, de nombreux candidats affiliés à un parti affichent également une neutralité de façade dans les grandes villes. Une façon de se tenir à distance du chaos politique national. A l’exception notable du Rassemblement national et de La France insoumise, qui assument de nationaliser ce scrutin pour en faire un tremplin vers les présidentielles de 2027.
2020 avait vu huit nouveaux maires écologistes s’installer à la tête des mairies de Lyon, Bordeaux ou encore Strasbourg. En 2026, alors que la donne politique a changé, les Ecologistes y croient encore et visent la conquête de nouvelles villes.
Inquiétudes sur la sécurité, devoir d’exemplarité des maires, désaffection à l’égard de plusieurs partis de gauche… L’institut de sondage Ipsos BVA-CESI Ecole d’ingénieurs a publié une nouvelle étude pour Le Monde, le Cevipof et la Fondation Jean Jaurès. Les Français y dressent un paysage politique qui se droitise à quelques jours du premier tour des élections municipales.
La formation d’Edouard Philippe a beaucoup à perdre aux prochaines élections municipales. L’ancien Premier ministre, qui a fait de sa réélection aux Havre l’une des conditions de sa candidature à la présidentielle, n’est pas au mieux dans les sondages, tout comme le vice-président du parti, Christian Estrosi à Nice. Et à Paris, le positionnement de Pierre-Yves Bournazel sera scruté de près entre les deux tours.