Macron  « fait rire » selon Anne Roumanoff
Invitée de l’émission « On va plus loin », l’humoriste Anne Roumanoff, fête ses 30 ans de scène avec la sortie de son livre « L’intégrale – 30 ans de scène » (Cherche Midi).

Macron « fait rire » selon Anne Roumanoff

Invitée de l’émission « On va plus loin », l’humoriste Anne Roumanoff, fête ses 30 ans de scène avec la sortie de son livre « L’intégrale – 30 ans de scène » (Cherche Midi).
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30 ans qu’elle arpente la scène. En rouge. Anne Roumanoff, qui se définit comme humoriste, ne se sent surtout pas l’âme d’une éditorialiste : « Mon métier, c’est d’aller sur scène et de faire rire les gens (…) J’exprime parfois des choses mais les gens viennent pour rire. Après, je dis des choses que je pense évidemment. Le but n’est pas que de faire rire. J’essaie de mettre du sens dans ce que je fais, mais je pense que si j’allais juste sur scène pour donner mon avis, ça n’intéresserait personne. »

Populaire, l’humoriste a l’image de quelqu’un de proche, « girl next door » du rire : « Les gens ont un rapport avec moi assez sympathique, comme une sœur, une bonne copine, une cousine, quelqu’un de la famille (…) Il y a tout le travail qu’on fait, les efforts… mais après, (…) le fait que les gens vous aiment ou ne vous aiment pas, on ne fait pas grand-chose contre ça. Et avoir la chance d’être suivie par le public, c’est finalement une belle surprise à laquelle je suis plus sensible maintenant ».

 Si Anne Roumanoff improvise à la fin de ses spectacles, lors d’une petite revue de presse de 15 minutes -  « le fait que cela ne soit pas filmer me permet de faire des choses » - elle réfléchit à deux fois avant d’écrire pour la scène des sketchs sur des sujets d’actualité sensibles comme « Balance ton porc » : « Il y a une différence entre traiter les choses à la radio, dans mon émission sur Europe 1, dans le JDD où je ne suis pas obligée d’être drôle (…) et sur scène. Sur scène malheureusement, on ne peut pas être à moitié. Les gens rient ou ne rient pas. Tous ces sujets sont très intéressants mais de là à savoir comment les aborder et transformer ça en quelque chose de drôle, trouver un angle comique original et avoir envie de défendre le sketch tous les soirs sur scène (…), tout ça demande une certaine réflexion. Donc là, je suis en train de travailler sur ces problématiques de harcèlement mais je ne sais pas encore quelle forme cela va prendre ».

« Je fais des tentatives, des trucs un peu bizarres »

Mais pas de ligne rouge à ne pas franchir, ou de sujets à s’interdire pour l’humoriste : « Non. Après chacun fait selon sa sensibilité. Des fois, je fais des tentatives, des trucs un peu bizarres ».  Qu’elle garde ou pas ensuite, en fonctions des réactions : « Par exemple dans ce spectacle, je l’ai enlevé d’ailleurs, j’avais une élue que l’on devinait du Front National (…) et qui tombait amoureuse d’un Tunisien. C’est un sketch qui marchait très bien à Paris, vraiment pas de problème. Mais je l’ai joué en province (…) Le spectacle cartonne, les gens rient. J’arrive à ce sketch… wooow petite vague fraîche (…) Et curieusement ce sketch (…), je l’ai joué en Tunisie (…) [et] c’est celui qui a le mieux marché. C’est très surprenant les réactions du public. »

A la question de savoir si Emmanuel Macron l’inspire et fait rire la salle durant ses spectacles, Anne Roumanoff répond par l’affirmative : « Oui, il fait rire (…) Sarkozy a tellement atteint des sommets dans la drôlerie qu’on s’est dit, on ne fera jamais aussi bien. Et puis finalement Hollande a été très bien et Macron a un bon potentiel ».

 

Vous pouvez regarder l'entretien d'Anne Roumanoff en intégralité : 

OVPL : entreteien avec Anne Roumanoff (en intégralité)
07:54

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