Macron  « fait rire » selon Anne Roumanoff
Invitée de l’émission « On va plus loin », l’humoriste Anne Roumanoff, fête ses 30 ans de scène avec la sortie de son livre « L’intégrale – 30 ans de scène » (Cherche Midi).

Macron « fait rire » selon Anne Roumanoff

Invitée de l’émission « On va plus loin », l’humoriste Anne Roumanoff, fête ses 30 ans de scène avec la sortie de son livre « L’intégrale – 30 ans de scène » (Cherche Midi).
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

30 ans qu’elle arpente la scène. En rouge. Anne Roumanoff, qui se définit comme humoriste, ne se sent surtout pas l’âme d’une éditorialiste : « Mon métier, c’est d’aller sur scène et de faire rire les gens (…) J’exprime parfois des choses mais les gens viennent pour rire. Après, je dis des choses que je pense évidemment. Le but n’est pas que de faire rire. J’essaie de mettre du sens dans ce que je fais, mais je pense que si j’allais juste sur scène pour donner mon avis, ça n’intéresserait personne. »

Populaire, l’humoriste a l’image de quelqu’un de proche, « girl next door » du rire : « Les gens ont un rapport avec moi assez sympathique, comme une sœur, une bonne copine, une cousine, quelqu’un de la famille (…) Il y a tout le travail qu’on fait, les efforts… mais après, (…) le fait que les gens vous aiment ou ne vous aiment pas, on ne fait pas grand-chose contre ça. Et avoir la chance d’être suivie par le public, c’est finalement une belle surprise à laquelle je suis plus sensible maintenant ».

 Si Anne Roumanoff improvise à la fin de ses spectacles, lors d’une petite revue de presse de 15 minutes -  « le fait que cela ne soit pas filmer me permet de faire des choses » - elle réfléchit à deux fois avant d’écrire pour la scène des sketchs sur des sujets d’actualité sensibles comme « Balance ton porc » : « Il y a une différence entre traiter les choses à la radio, dans mon émission sur Europe 1, dans le JDD où je ne suis pas obligée d’être drôle (…) et sur scène. Sur scène malheureusement, on ne peut pas être à moitié. Les gens rient ou ne rient pas. Tous ces sujets sont très intéressants mais de là à savoir comment les aborder et transformer ça en quelque chose de drôle, trouver un angle comique original et avoir envie de défendre le sketch tous les soirs sur scène (…), tout ça demande une certaine réflexion. Donc là, je suis en train de travailler sur ces problématiques de harcèlement mais je ne sais pas encore quelle forme cela va prendre ».

« Je fais des tentatives, des trucs un peu bizarres »

Mais pas de ligne rouge à ne pas franchir, ou de sujets à s’interdire pour l’humoriste : « Non. Après chacun fait selon sa sensibilité. Des fois, je fais des tentatives, des trucs un peu bizarres ».  Qu’elle garde ou pas ensuite, en fonctions des réactions : « Par exemple dans ce spectacle, je l’ai enlevé d’ailleurs, j’avais une élue que l’on devinait du Front National (…) et qui tombait amoureuse d’un Tunisien. C’est un sketch qui marchait très bien à Paris, vraiment pas de problème. Mais je l’ai joué en province (…) Le spectacle cartonne, les gens rient. J’arrive à ce sketch… wooow petite vague fraîche (…) Et curieusement ce sketch (…), je l’ai joué en Tunisie (…) [et] c’est celui qui a le mieux marché. C’est très surprenant les réactions du public. »

A la question de savoir si Emmanuel Macron l’inspire et fait rire la salle durant ses spectacles, Anne Roumanoff répond par l’affirmative : « Oui, il fait rire (…) Sarkozy a tellement atteint des sommets dans la drôlerie qu’on s’est dit, on ne fera jamais aussi bien. Et puis finalement Hollande a été très bien et Macron a un bon potentiel ».

 

Vous pouvez regarder l'entretien d'Anne Roumanoff en intégralité : 

OVPL : entreteien avec Anne Roumanoff (en intégralité)
07:54

Partager cet article

Dans la même thématique

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : suivez le premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
7min

Politique

Présidentielle 2027 : une multitude de candidats mais combien seront-ils réellement sur la ligne de départ ?

À huit mois de l’élection présidentielle, la course à l’Élysée donne l’impression d’une compétition sans limite. Une trentaine de personnalités, déclarées, pressenties ou envisagées, ambitionnent déjà de se présenter. Mais entre les primaires, le financement des campagnes et surtout les 500 parrainages d’élus nécessaires, la liste devrait rapidement se réduire.

Le

Photo illustration collage affiches election presidentielle de 2027
5min

Politique

Présidentielle : et si les électeurs français étaient moins indécis qu’on ne le pense ?

Une étude de Terra Nova en partenariat avec Cluster 17 sortie ce mercredi étudie la structure de l’électorat français à quelques mois de la présidentielle. Elle décrit des électeurs répartis en cinq blocs politiques. Si la porosité entre eux est possible, elle est plus probable entre blocs voisins. Si aucune majorité ne se dégage des estimations du premier tour, au second, le modèle prédit une victoire de Marine Le Pen dans tous les cas.

Le

Paris: The senate vote on an amendment of a government plan to enshrine the « freedom » to have an abortion in the French Constitution
11min

Politique

« La disparition de François Patriat nous ressoude encore plus » : confiant sur son maintien lors des sénatoriales, le groupe RDPI face à l’après Macron

Avec le décès de François Patriat, qui dirigeait le groupe macroniste depuis sa création en 2017, le RDPI, dont plus de la moitié des membres est renouvelable, aborde les sénatoriales dans des conditions très spéciales. Mais la disparition du fidèle d’Emmanuel Macron vient aujourd’hui resserrer les liens. Des questions se poseront plutôt après la présidentielle, où la « recomposition au centre » pourrait concerner le groupe, qui va avant se trouver un nouveau président. Plusieurs noms circulent.

Le