Macron: fin d’état de grâce pour le président du « couac 40 »
La forte baisse de la popularité d'Emmanuel Macron, selon un sondage IFOP pour le Journal du Dimanche (JDD), est interprété lundi...

Macron: fin d’état de grâce pour le président du « couac 40 »

La forte baisse de la popularité d'Emmanuel Macron, selon un sondage IFOP pour le Journal du Dimanche (JDD), est interprété lundi...
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La forte baisse de la popularité d'Emmanuel Macron, selon un sondage IFOP pour le Journal du Dimanche (JDD), est interprété lundi par la presse comme la fin de "l'état de grâce" du "président du Couac 40".

"On accuse - sommairement - l’équipe Macron d’être un gouvernement du CAC 40. C'est plutôt celui du +couac 40+", s'amuse Laurent Joffrin dans Libération qui note que "dans le +et de gauche et de droite+ qui sert de mantra à En marche, on sent bien que les ingrédients de la potion ne sont pas à égalité".

"C’est la première alerte. Un avertissement sans frais. Si la majorité des sondés est encore satisfaite de son action, Emmanuel Macron connaît toutefois une chute très sérieuse, à la limite de la dégringolade", constate Marcelo Wesfreid dans Le Figaro.

Après l'épisode chaotique ayant opposé Emmanuel Macron et le général Pierre de Villiers qui a fini par démissionner, l'exécutif est sous le feu des critiques après l'annonce d'une baisse générale des aides aux logement de 5 euros par mois pour les plus démunis alors que la suppression de l'ISF est annoncée.

"Encore protégé par les vacances, le gouvernement va avancer sur un terrain miné dès la rentrée. Le Président ne pourra se contenter d’affirmer que le chef, c’est lui", avance Pierre Fréhel dans le Républicain Lorrain.

- 'Gouvernement dans le dur' -

"CSG, armée, APL... des petits sujets qui placent le gouvernement dans le dur, dans la gestion d’un pays qui n’a plus les moyens", liste Yann Marec du Midi Libre qui pense que le jeune président aura deux options: jouer à la Chirac ou à la Schroeder en 2002, l'immobilisme ou les réformes en profondeur.

"Dans le premier cas, on pense à sa réélection, dans l’autre, on place la France au-dessus de tout. C’est un choix," affirme-t-il.

"En Allemagne, l'ambitieux programme de réformes lancé par Gerhard Schröder lui a coûté la chancellerie", rappelle également Patrice Chabanet du Journal de la Haute-Marne en soulignant que "les résultats sont arrivés trop tard. Or les Français sont plus impatients que leurs voisins d'outre-Rhin."

"L’état de grâce s’éloigne, et déjà on voit des fronts - sociaux - s’ouvrir, qui présagent d’un automne chahuté", pense également Monique Raux de L'Est Républicain qui trouve que "les péripéties des derniers jours ont écorné une image parfaite."

Laurent Bodin de l'Alsace suggère de "vite restaurer une image écornée par un style cassant qui ne sied pas au nécessaire rassemblement qu’implique l’effort demandé au pays pour permettre son redressement. Cela ne suffira pas. Mais c’est un préalable," estime-t-il.

Enfin, Jean-Marcel Bouguereau (La République des Pyrénées)se demande s'il n'y aurait pas "un effet de saturation du fait de son omniprésence, un jour en aviateur, un autre avec Schwarzenegger, ou encore en capitaine de sous-marin.... Une "com" pour magazine people, calquée sur celle d'Obama. On sature. Et si jamais il y a eu un état de grâce, il est fini."

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