Macron: « je ne sais pas ce que ça veut dire +avoir une politique pour les riches+ »
Emmanuel Macron a répondu mardi à Tourcoing aux critiques l'accusant de mener une politique pour les riches, affirmant qu'il ne...

Macron: « je ne sais pas ce que ça veut dire +avoir une politique pour les riches+ »

Emmanuel Macron a répondu mardi à Tourcoing aux critiques l'accusant de mener une politique pour les riches, affirmant qu'il ne...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Emmanuel Macron a répondu mardi à Tourcoing aux critiques l'accusant de mener une politique pour les riches, affirmant qu'il ne savait "pas ce que ça veut dire, +avoir une politique pour les riches+", et défendant sa métaphore de la "cordée" qui tire aussi les quartiers.

"Je ne sais pas ce que ça veut dire, moi, avoir +une politique pour les riches+", a déclaré le chef de l'Etat dans un discours sur la politique de la ville. "Je sais simplement que quand il n'y a pas une économie qui tire tout le pays en avant (...) les quartiers en difficulté ne se portent pas bien".

Emmanuel Macron s'est défendu de mener "une politique pour quelques uns" et de "faire là un virage pour quelques autres". Rappelant la métaphore des "premiers de cordée", mal perçue à gauche, il a vanté "une politique d'ambition pour les entrepreneurs et les entreprises" qui "doit aussi tirer tous ces quartiers en difficulté".

"Il n’y a aucune politique sociale qui puisse tenir (...) s’il n’y a pas une réussite économique à la clef qui la porte et qui permette de la financer", a-t-il martelé, souhaitant "tordre le coup à une idée qui en ce moment fait fureur, c'est qu'il y aurait en quelque sorte une politique économique ambitieuse pour les gens qui réussissent, et puis, que quand on vient dans les quartiers en difficulté, on viendrait parler d'une politique sociale, parce que les gens des quartiers n'auraient pas droit à la politique économique".

"Je ne vous parle pas comme à des citoyens de seconde zone, à qui il faudrait donner une politique dédiée parce qu'ils n'auraient pas droit au reste", a-t-il lancé, affirmant le "besoin de co-construire" les solutions avec élus, associations et habitants.

"L'Etat ne sait pas tout", a-t-il dit, faisant écho à la formule de Lionel Jospin sur l’Etat "qui ne peut pas tout" lors de la fermeture d’une usine Michelin en 1999.

Partager cet article

Dans la même thématique

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le

Macron: « je ne sais pas ce que ça veut dire +avoir une politique pour les riches+ »
2min

Politique

Tribune anti-Bolloré : « La réponse de Maxime Saada est grave parce que c'est une atteinte à la liberté d'expression », estime la sénatrice socialiste, Sylvie Robert

De retour du festival de Cannes, la vice-présidente socialiste du Sénat et membre de la commission de la culture, Sylvie Robert s’est émue de la menace du patron de Canal +, Maxime Saada de ne plus travailler avec les signataires d’une tribune dénonçant l’influence croissante de Vincent Bolloré sur le cinéma français.

Le

Macron: « je ne sais pas ce que ça veut dire +avoir une politique pour les riches+ »
2min

Politique

Tribune anti-Bolloré : les propos de Maxime Saada « rappellent les heures sombres du maccarthysme », dénonce le sénateur écologiste, Ronan Dantec

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le sénateur écologiste, Ronan Dantec a interpellé la ministre de la Culture, Catherine Pégard sur la menace du patron de Canal + d’écarter les signataires d’une tribune contre l’influence de Vincent Bolloré. « Ça rappelle les heures sombres du maccarthysme s’attaquant à Hollywood », a-t-il fustigé.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
4min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire : une proposition de loi du Sénat pour contrôler les antécédents des personnels, adoptée en commission

Alors que 78 agents de la ville ont été suspendus dans les écoles parisiennes, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles depuis le début de l’année, une proposition de loi sénatoriale vise à mettre en place une enquête administrative pour vérifier les antécédents judiciaires et le comportement des candidats à des postes d’encadrement des enfants.

Le