Macron lance un fonds de soutien aux programmes bilingues anglais-français
Le président Emmanuel Macron a annoncé mercredi à New York le lancement d'un fonds de soutien aux programmes bilingues anglais...

Macron lance un fonds de soutien aux programmes bilingues anglais-français

Le président Emmanuel Macron a annoncé mercredi à New York le lancement d'un fonds de soutien aux programmes bilingues anglais...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le président Emmanuel Macron a annoncé mercredi à New York le lancement d'un fonds de soutien aux programmes bilingues anglais-français dans les écoles publiques américaines, avec un objectif de dotation de deux millions de dollars sur cinq ans.

L'annonce a été faite dans les locaux de l'université publique de la ville de New York (CUNY).

Le président de la République a salué le travail de rapprochement entre les cultures américaine et française mené aux Etats-Unis, qui est pour lui "une oeuvre de civilisation".

"A certains moments où d'aucuns voudraient nous éloigner ou parfois des phrases abruptes ou des postures donneraient le sentiment, en tout cas, que la France et les Etats-Unis pourraient s'éloigner, ce sont ces petits ponts humains qui nous sauvent."

Un peu plus de 150 établissements publics, dont 88% sont des écoles primaires, proposent aujourd'hui un programme bilingue anglais-français aux Etats-Unis, suivi par plus de 29.000 élèves.

Le chiffre est en augmentation sensible depuis 2015 (134), une progression pour partie liée au fait qu'après avoir été longtemps concentré sur la Louisiane et New York, le soutien des services culturels français à ces programmes a été étendu à l'ensemble du territoire américain depuis 2015.

Le programme comprend trois volets pour lesquels seront distribuées des bourses sur cinq ans.

Le premier prévoit le financement de projets, notamment l'achat de matériels ou la formation continue d'enseignants ou d'administrateurs, avec une enveloppe de 150.000 dollars par an sur 5 ans. Les bénéficiaires seront annoncés le 9 octobre.

Le deuxième, doté d'un total de 70.000 dollars par an, doit permettre aux établissements d'accueillir des assistants de langue venus de France. Les résultats de l'appel d'offres seront annoncés en janvier 2018.

Le troisième, pour lequel est prévu un montant global de 180.000 dollars par an, attribuera des bourses à des étudiants qui souhaitent s'engager dans un master Education avec option enseignement bilingue.

L'initiative, qui a déjà permis de réunir 1,4 million de dollars sur les 2 millions prévus, s'appuie, pour partie, sur le soutien de partenaires privés, notamment Chanel, Axa, Bic et la fondation Gould.

Un premier appel à projet pilote en 2016 avait permis de distribuer 100.000 dollars.

Outre l'anglais, le français est la deuxième langue la plus enseignée aux Etats-Unis après l'espagnol.

"Si le cosmopolitisme a un sens, il passe par le multilinguisme", a déclaré Emmanuel Macron, "pas par la domination d'une langue sur les autres."

Partager cet article

Dans la même thématique

Current affairs question session with the government – Politics
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : le Parti socialiste lance ses troupes dans la bataille pour conserver sa place de second groupe au Sénat

À un peu plus de trois mois du renouvellement de la moitié du Sénat, le Parti socialiste a dévoilé une première vague de 73 candidats et chefs de file dans les départements concernés par le scrutin du 27 septembre 2026. Fort de son implantation locale consolidée lors des dernières municipales, le PS entend défendre ses positions et préserver sa place de deuxième groupe de la Haute Assemblée.

Le

Chômage après une rupture conventionnelle : le Sénat rétablit la réduction de la durée d’indemnisation
5min

Politique

Centres communaux d’action sociale : un amendement du Sénat fait craindre « une casse du système de solidarité »

Un amendement de la droite sénatoriale soutenu par le gouvernement dans le cadre de l’examen du projet de loi de Simplification des normes, prévoit de rendre facultative la création de centres communaux d’action sociale (CCAS). La majorité sénatoriale défend le principe de libre administration des collectivités, quand la gauche dénonce une future casse du système de solidarité.

Le