Macron, le « Gaulois réfractaire au changement » et l’identité
Emmanuel Macron s'est amusé mardi à comparer les Danois, "peuple luthérien" ouvert aux transformations, et les Français, "Gaulois...

Macron, le « Gaulois réfractaire au changement » et l’identité

Emmanuel Macron s'est amusé mardi à comparer les Danois, "peuple luthérien" ouvert aux transformations, et les Français, "Gaulois...
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Emmanuel Macron s'est amusé mardi à comparer les Danois, "peuple luthérien" ouvert aux transformations, et les Français, "Gaulois réfractaires au changement", revendiquant des identités à la fois nationale et européenne.

Evoquant devant la communauté française au Danemark son admiration pour le modèle danois de "flexisécurité", il a admis que les différences culturelles entre Français et Danois ne permettaient pas de le répliquer à l'identique.

"Il ne s'agit pas d'être naïf, ce qui est possible est lié à une culture, un peuple marqué par son histoire. Ce peuple luthérien, qui a vécu les transformations de ces dernières années, n'est pas exactement le Gaulois réfractaire au changement ! Encore que ! Mais nous avons en commun cette part d'Européen qui nous unit", a-t-il plaisanté.

Une sortie qui rappelle sa petite phrase de l'été 2017 sur les Français qui "détestent les réformes".

Mais le président français estime avoir réussi depuis son élection à provoquer un "changement culturel" chez les Français qui "ont retrouvé le goût du risque", a-t-il déclaré devant le patronat danois.

Les réformes en cours "ne sont pas techniques mais constituent une transformation culturelle", a-t-il plaidé. "Vous verrez la France transformée par son peuple. Les gens changent d'état d'esprit, ils sont beaucoup plus ouverts au risque".

Comme en réponse aux nationalistes qui, de la Hongrie à l'Italie, le désignent comme leur adversaire principal, Emmanuel Macron a aussi tout au long de sa visite au Danemark beaucoup parlé d'identité.

Dans un sorte de "en même temps", il a défendu la place des identités nationales mais qu'il veut combinées à un attachement à l'Europe.

Il a approuvé le Danemark pour être à la fois "complètement ouvert au reste du monde et attaché à sa culture propre". "La France aussi est profondément attachée à sa culture, à ses valeurs, cette identité profonde et complexe, qui s'est toujours pensée dans l'universalisme. Mais la France n'a jamais été elle-même en étant fermée au reste du monde", a-t-il plaidé.

Dans la même veine, il avait déjà lundi, lors de son discours devant les ambassadeurs, applaudi le "retour des identités des peuples".

"Ceux qui croyaient à l'avènement d'un peuple mondialisé se sont profondément trompés. Partout dans le monde l'identité profonde des peuples est revenue. Et c'est au fond une bonne chose", avait-il déclaré.

Mais il reste convaincu que l'identité est toujours faite d'interactions.

Interpellé mardi par une étudiante danoise sur l'avenir des identités en Europe, il lui avait répondu, provocateur : "le vrai Danois n'existe pas, il est déjà Européen. Même votre langue n'est pas seulement le danois, elle est part de la langue européenne".

"C'est vrai aussi pour les Français", selon lui.

"La famille royale danoise en est un cas magnifique, ce n'est pas qu'une histoire danoise", avait-il souri, allusion à la princesse Mary, née en Australie, et au défunt prince consort Henrik, né en France.

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