Macron, le vent en poupe, présente ses voeux pour 2018
Emmanuel Macron présentera dimanche soir ses premiers voeux télévisés aux Français pour promettre une poursuite des réformes à un...

Macron, le vent en poupe, présente ses voeux pour 2018

Emmanuel Macron présentera dimanche soir ses premiers voeux télévisés aux Français pour promettre une poursuite des réformes à un...
Public Sénat

Par Laurence BENHAMOU

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Emmanuel Macron présentera dimanche soir ses premiers voeux télévisés aux Français pour promettre une poursuite des réformes à un rythme soutenu, alors que tous les signaux sont actuellement au vert.

Il ne s'agira "pas d'un discours fleuve". Les voeux du 31 décembre à 20 heures sont une tradition télévisée des présidents depuis De Gaulle, Georges Pompidou ayant été le plus bref, avec trois minutes en 1969.

France Télévisions a indiqué que ces voeux seraient retransmis "sur France 2, France 3, France Info TV et web et la plupart des chaînes de télévision et des radios françaises, comme d'habitude". TF1 se prépare également pour une diffusion à 20 heures.

Emmanuel Macron devrait dérouler la liste des réformes prévues en soulignant vouloir maintenir un rythme élevé. "Il sera toujours tourné vers l'avenir, jamais vers le travail passé (...) il proposera aux Français de poursuivre l'action de transformation en profondeur de notre pays", selon Christophe Castaner.

- Bonnes nouvelles -

Il devrait ainsi rappeler la réforme programmée de l'assurance chômage, qu'il veut étendre aux indépendants et aux démissionnaires, le développement de la formation professionnelle et de l'apprentissage, les futurs projets de loi sur le logement, l'entreprise, le droit à l'erreur, la justice ou encore l'alimentation et la lutte contre les violences faites aux femmes. A l'international, il devrait rappeler ses ambitions de réformer l'Europe et de lancer des projets concrets, comme l'Europe de la défense, et comme dans tous ses discours mentionner la lutte contre le terrorisme.

L'exercice sera facilité par l'avalanche de bonnes nouvelles ces derniers jours. Le chômage a baissé en novembre à son plus bas niveau depuis trois ans, un recul tombé à pic face à un début de polémique sur le contrôle accru des chômeurs. L'Insee a rehaussé sa prévision de croissance pour 2017 à 1,9% (1,1% en 2016). L'Elysée espère jusqu'à un point de baisse du taux de chômage fin 2018, à 8,5%, selon un conseiller.

Politiquement, le contexte est sans nuage. La popularité du président, en chute à la rentrée, est nettement remontée dans les sondages, la délicate réforme du code du travail ainsi que la réduction de l'impôt sur la fortune et des taxes sur les revenus financiers sont passés sans forte contestation. Et le Conseil constitutionnel vient de valider l'essentiel du budget.

Pour convaincre l'opinion, l'exécutif, qui se réunit en séminaire mercredi, mise sur une première baisse des cotisations sociales des salariés début janvier, visible sur les feuilles de paie, ainsi que sur l'amorce de la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des ménages, malgré la hausse parallèle de la CSG (+1,7 point), qui frappera salariés et retraités.

Le gouvernement a d'ailleurs mis en place un simulateur sur internet pour que chacun puisse calculer son gain de pouvoir d'achat. Il diffuse aussi des clips pédagogiques avec ce slogan : "Ca va trop vite et vous ne comprenez pas tout ? C'est normal, on vous explique".

Partager cet article

Dans la même thématique

Macron, le vent en poupe, présente ses voeux pour 2018
3min

Politique

Lycéens, carburant, agriculteurs : Sébastien Lecornu appelle à l'apaisement sans annoncer de moyens supplémentaires

Dans une allocution de 15 minutes enregistrée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement avait pris conscience des crises que traverse le pays tout en réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 5 % du produit intérieur brut en 2027. S'il affirme ne pas être indifférent aux angoisses des lycéens, il renvoie leurs revendications au débat budgétaire. Il a toutefois annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix du litre de gazole à la pompe de 12 à 18 centimes.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le