Macron: Marine Le Pen, « le peuple, elle s’en moque au fond »
Emmanuel Macron a assuré dimanche que Marine Le Pen, son adversaire au second tour de l'élection présidentielle, était "une...

Macron: Marine Le Pen, « le peuple, elle s’en moque au fond »

Emmanuel Macron a assuré dimanche que Marine Le Pen, son adversaire au second tour de l'élection présidentielle, était "une...
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Emmanuel Macron a assuré dimanche que Marine Le Pen, son adversaire au second tour de l'élection présidentielle, était "une convertie récente" à la cause "du peuple", dont elle "se moque au fond".

"Marine Le Pen est une convertie récente du peuple. Soyons honnêtes. Le peuple, elle l'utilise, ce qui est le propre des extrêmes, ce qui est le propre des vrais démagogues. Le peuple, elle s'en moque au fond", a martelé le candidat d'En Marche!, lors d'une interview sur France 2 enregistrée à son QG de campagne parisien.

"Marine Le Pen est une héritière du système politique français. Elle a hérité de son parti, elle a hérité de son père et de ses idées", a poursuivi M. Macron.

"Moi je suis une émergence, d'une nouveauté profonde, radicale. Il y a un an, mon parti n'existait pas. Et il y a un peu plus de trois ans je n'étais pas dans la vie politique. C'est une différence profonde. J'ai décidé de venir à la vie politique pour la changer, vite et fort", a souligné cet ex-ministre de l'Economie et ex-secrétaire général adjoint de l'Elysée.

Répétant que la candidate du Front national "se nourrit de manière démagogique" de la colère des Français, M. Macron a dit vouloir "répondre de manière pragmatique, efficace, à ces attentes en apportant des réponses nouvelles, volontaristes et des solutions réelles et concrètes".

Le candidat d'En Marche! a exprimé son "impatience" de pointer "les incohérences du programme" de Mme Le Pen à l'occasion du débat télévisé de mercredi, tout en essayant de devancer l'exercice dimanche.

"Le jour où l'on sortira de l'euro, qui s'appauvrira?", s'est-il ainsi interrogé.

"Pas Marine Le Pen mais les classes moyennes et les classes populaires. Ce qui ont un peu d'épargne verront celle-ci baisser d'environ 30%. Ceux qui consomment verront le prix des biens augmenter car on en importe beaucoup", a assuré l'ancien ministre de l'Economie.

"Est-ce qu'on protégera mieux nos concitoyens le jour où l'on fermera les frontières nationales ? Non. On les protégera mieux si on a une vrai coopération avec les autres Etats-membres", a renchéri M. Macron.

L'ancien ministre s'en est également pris aux "moralisateurs" qui déplorent l'absence de réaction face à la présence de la candidate du FN au second tour, alors que "ça fait un an que Marine Le Pen était la favorite de cette élection". "Il fallait se réveiller avant", s'est insurgé M. Macron.

"Ca fait des mois que vous m'entendez dire que l'on est en train de banaliser le Front national. C'est fait. Ca fait des mois que je dis que je ne veux pas me résoudre à ce que le Front national soit le finaliste qui décide de l'autre. Simplement, dimanche dernier, j'étais devant Marine Le Pen", a-t-il relevé, tout en refusant de se voir déjà vainqueur de l'élection dimanche prochain.

"Je ne suis pas dans l'arrogance, je ne suis pas un présomptueux. Je pense qu'aucun combat n'est jamais gagné", a-t-il assuré, en se disant "déterminé".

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