Macron mènera le « combat » pour obtenir une restructuration de la dette grecque
Emmanuel Macron, candidat au second tour de l'élection présidentielle française face à Marine Le Pen, s'est dit favorable...

Macron mènera le « combat » pour obtenir une restructuration de la dette grecque

Emmanuel Macron, candidat au second tour de l'élection présidentielle française face à Marine Le Pen, s'est dit favorable...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron, candidat au second tour de l'élection présidentielle française face à Marine Le Pen, s'est dit favorable vendredi à une restructuration de la dette grecque, précisant qu'il "mènera" le combat pour l'obtenir.

"Je suis pour le principe d'une restructuration de la dette grecque, concertée et en maintenant la Grèce dans la zone euro. Pourquoi ? Parce que le système est aujourd'hui intenable. Alors il faut mettre les verrous, les sécurités, trouver un accord collectif, mais nous savons de toute façon tous qu'il faudra en venir là", a déclaré l'ancien ministre de l'Economie, dans une interview à Mediapart.

"Une chose est de l'être, une autre est d'obtenir la décision collective, il faudra mener ce combat", a ajouté M. Macron, soulignant qu'il avait déjà exprimé cette position à l'été 2015.

"Je le mènerai, parce que je pense qu'il est inéluctable, et qu'il nous redonnerait de la crédibilité collective", a-t-il dit.

Pour l'ancien secrétaire général de l'Elysée, "il n'y a pas de possibilité (pour la Grèce) de retrouver une économie, une société stable dans l'euro, avec le niveau de dette actuelle".

"Je ne suis pas favorable tant qu'on n'a pas été plus loin dans l'intégration à sortir quelque Etat de la zone euro, je pense qu'aujourd'hui ça serait détricoter la zone euro, et donc je suis favorable à restructurer la dette grecque", a-t-il argumenté.

M. Macron avait reçu le 2 mai le soutien de l'ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, une des références de la gauche radicale en Europe. Pour lui, M. Macron a été "le seul ministre d’Etat en Europe" à avoir fait "tout son possible" pour aider Athènes lors de la crise de la dette.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Olivier Faure convention municipales 2026
10min

Politique

Municipales : le PS fait du scrutin un « enjeu majeur » dans la bataille du leadership face à LFI

Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».

Le

Rachida Dati, at the Mutualite, 2026 municipal elections. Paris.
9min

Politique

Municipales 2026 : les LR visent la stabilité, tout en rêvant d’un exploit à Paris

En tenailles entre l’érosion du vote LR dans les grandes villes et le spectre d’une « union des droites » portée par le RN, le parti de Bruno Retaileau mise sur son solide maillage territorial pour résister lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains. LR pourrait toutefois créer la surprise à Nantes et Besançon. Surtout, la droite caresse l’espoir d’un basculement historique à Paris avec Rachida Dati.

Le

BORDEAUX : second round of mayoral elections
17min

Politique

Municipales : les enjeux détaillés, parti par parti

Pour les élections municipales, les enjeux sont multiples. Les LR et le PS tentent de conserver leurs nombreuses villes moyennes, pour la droite, ou grandes, pour la gauche et les écolos, avec une élection cruciale à Paris, que vise Rachida Dati. Pour le RN et LFI, qui partent de loin, il s’agit de renforcer l’implantation locale. Le parti d’extrême droite vise Toulon et rêve de gagner Marseille. Horizons essaie de garder ses grands maires. Et pour Renaissance, ce sera à nouveau un scrutin difficile. Le scrutin du 15 et 22 mars devrait réserver quelques surprises.

Le

« Le gouvernement est à l’action », tient à rassurer Sébastien Martin.
4min

Politique

Prix des carburants : « Il n’y a pas de risque de pénurie », déclare Sébastien Martin

En réaction aux bombardements israélo-américains, l’Iran a bloqué le détroit très stratégique d'Ormuz. Plus de 20 % des stocks de pétrole mondiaux y transitent par bateaux, entraînant une flambée du prix des carburants à travers le monde. Invité dans l’émission Bonjour chez vous, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a tenu à balayer les inquiétudes des particuliers et des professionnels.

Le