Macron ne « supporte pas les contrepoids » selon Pavageau (FO)
Le président Emmanuel Macron "ne supporte pas les contrepoids" que sont les syndicats, le Parlement, et la presse, a estimé jeudi...

Macron ne « supporte pas les contrepoids » selon Pavageau (FO)

Le président Emmanuel Macron "ne supporte pas les contrepoids" que sont les syndicats, le Parlement, et la presse, a estimé jeudi...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le président Emmanuel Macron "ne supporte pas les contrepoids" que sont les syndicats, le Parlement, et la presse, a estimé jeudi Pascal Pavageau, futur secrétaire général de Force Ouvrière qui veut "continuer à défendre bec et ongles" le paritarisme.

"Pourquoi attaquer le paritarisme ? Parce que c'est un contrepoids et qu'il (Macron) ne supporte pas les contrepoids", a lancé M. Pavageau devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis).

"Il ne supporte pas les médias dès lors qu'ils sont libres et indépendants. Il attaque les médias, il attaque le Parlement, il attaque la fonction publique notamment par les hauts fonctionnaires (...) et évidemment les organisations syndicales", a énuméré celui qui doit succéder à Jean-Claude Mailly la semaine prochaine.

M. Pavageau a par ailleurs jugé "atterrant" et "suicidaire" que la campagne en cours pour la présidence du Medef se fasse en disant que "la négo interpro n'a plus de sens et que le paritarisme n'existe plus".

Le "piège" serait de sortir du paritarisme.

"On continuera de défendre bec et ongles le paritarisme. Si le paritarisme c'est l'ancien monde, moi je suis très fier de notre ancien monde", a-t-il encore dit.

"Reprenons la main sur un agenda social de négociations interprofessionnelles ! On a pas besoin de +Jupiter+ pour écrire à notre place les sujets sur lesquels on veut discuter !, a-t-il dit.

Partager cet article

Dans la même thématique

Macron ne « supporte pas les contrepoids » selon Pavageau (FO)
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le