Macron officialise la reconnaissance du drapeau européen par la France
Emmanuel Macron a officiellement effectué la démarche pour que la France reconnaisse les symboles européens, comme le drapeau,...

Macron officialise la reconnaissance du drapeau européen par la France

Emmanuel Macron a officiellement effectué la démarche pour que la France reconnaisse les symboles européens, comme le drapeau,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Emmanuel Macron a officiellement effectué la démarche pour que la France reconnaisse les symboles européens, comme le drapeau, dont la présence à l'Assemblée nationale est contestée par certains partis, dont La France insoumise, a annoncé jeudi l'Elysée en marge d'un sommet européen à Bruxelles.

Dans un courrier adressé cette semaine au président du Conseil européen Donald Tusk, le président français annonce que la France rejoint les 16 autres pays reconnaissant le drapeau bleu aux 12 étoiles et les autres symboles de l'UE.

"Je suis très heureux, à l’occasion de ce Conseil européen, là où plusieurs cherchent aujourd’hui à créer des divisions, un repli français, de réaffirmer l’attachement de la France au drapeau et à l’hymne européen", a déclaré M. Macron avant le début du sommet à Bruxelles.

Il avait annoncé le 10 octobre sa décision à l'occasion d'un débat sur l'Europe à Francfort (Allemagne). La reconnaissance, avait-il expliqué, "ne permettra pas à certains d'enlever le drapeau européen de l'hémicycle français ou de tout autre lieu".

La semaine précédente, les députés de La France Insoumise (gauche radicale) avaient déposé un amendement prévoyant que "seuls peuvent être présents dans l'hémicycle le drapeau tricolore (...) et le drapeau de l'Organisation des Nations unies (ONU)", revenant à éliminer le drapeau étoilé de l'Europe.

Cet amendement a été ensuite rejeté.

Le courrier de M. Macron, dont la teneur n'a pas été rendue publique par l'Elysée, est l'acceptation de la Déclaration 52 du Traité de Lisbonne, qui stipule que "le drapeau représentant un cercle de douze étoiles d'or sur fond bleu, l'hymne tiré de "L'Ode à la joie" de la Neuvième symphonie de Beethoven, la devise +Unie dans la diversité+, l'euro en tant que monnaie de l'UE et la Journée de l'Europe le 9 mai continueront d'être les symboles de l'appartenance commune des citoyens à l'UE et de leur lien avec celle-ci".

"C’est un geste avant tout symbolique et politique", explique l'Elysée. "La France confirme ainsi son attachement aux symboles européens, non seulement le drapeau mais aussi l’hymne ou la journée de l’Europe".

A Francfort, M. Macron avait rappelé que le jour de son élection il avait fait jouer, juste avant son premier discours, "l'Hymne à la Joie" de Beethoven, qui est l'hymne européen.

Le drapeau européen a fait son entrée pour la première fois dans l'hémicycle en 2008 à l'occasion de la présidence française de l'Union européenne, alors que l'Assemblée nationale était présidée par l'UMP Bernard Accoyer.

Mais les souverainistes de droite ou de gauche refusent ce qu’ils considèrent comme des symboles supranationaux.

Partager cet article

Dans la même thématique

MUNICIPALES LE HAVRE : SOUTIENS A JEAN PAUL LECOQ
6min

Politique

Municipales 2026 : les communistes, « confiants et mobilisés » pour récupérer les bastions perdus

Pour les élections municipales, les communistes espèrent se maintenir à la tête des bastions qu’ils ont gardés en 2020 et reconquérir quelques villes perdues ici ou là, comme Nîmes, Le Havre ou Champigny-sur-Marne. L’issue de ce scrutin est cruciale pour le parti, à la peine dans les élections nationales mais résistant dans les élections locales.

Le

Illustration of the posters for the first round of the municipal elections in Paris
8min

Politique

Quadrangulaires, quinquangulaires… Comment l’émiettement du paysage politique rebat les cartes des municipales

DECRYPTAGE - Après les duels classiques, place aux quadrangulaires et quinquangulaires. La fracturation politique menace désormais de percuter les élections municipales. À quelques jours du vote, de Paris à Marseille, en passant par Lille, Bordeaux ou Strasbourg, les sondages annoncent un nombre record de listes susceptibles de se qualifier pour le second tour dans les grandes villes. Une situation qui rebat les cartes du pouvoir local et interroge les règles du scrutin.

Le

Michel Barnier, le jeudi 12 mars 2026
4min

Politique

Municipales à Paris : « Il n’y aura pas d’alliance de parti à parti » entre Sarah Knafo et Rachida Dati, exhorte Michel Barnier

Soutien de Rachida Dati, le député des Républicains estime qu’elle symbolise le mieux l’alternance à la mairie de Paris. Invité dans l’émission Bonjour chez vous, Michel Barnier rejette toute alliance avec Sarah Knafo, mais estime qu’« il faut qu’au deuxième tour, tout le monde se retrouve derrière Dati ». A Pierre-Yves Bournazel (Horizons) et à Sarah Knafo de « prendre leurs responsabilités ».

Le