Macron: pas de prélèvement à la source en janvier 2018 « en toute hypothèse »
Le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu n'entrera "en toute hypothèse" pas en vigueur en janvier 2018 si Emmanuel...

Macron: pas de prélèvement à la source en janvier 2018 « en toute hypothèse »

Le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu n'entrera "en toute hypothèse" pas en vigueur en janvier 2018 si Emmanuel...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu n'entrera "en toute hypothèse" pas en vigueur en janvier 2018 si Emmanuel Macron est élu à l'Elysée, a affirmé le candidat d'En Marche! vendredi.

L'ancien ministre de l'Economie, qui avait déjà dit en mars qu'il voulait "expérimenter" ce prélèvement avant de le "généraliser", a confirmé sur RTL qu'il n'entrerait pas en vigueur au 1er janvier 2018, comme prévu pour cette mesure votée pendant le quinquennat.

Le prélèvement à la source prévoit que l'impôt sur le revenu soit collecté lors du versement du salaire, et non plus un an après comme c'est le cas actuellement, à partir du 1er janvier 2018. L'objectif est d'ajuster automatiquement l'impôt aux variations de revenus pour éviter les effets négatifs du décalage dans le temps.

Premier argument pour reporter, "je veux être sûr de la charge que ça représente pour les chefs d'entreprises", a justifié M. Macron vendredi.

Deuxièmement, "c'est qu'il faut aussi comprendre l'impact que ça aura pour nos concitoyens, psychologiquement: parce que vous allez recevoir votre feuille de paie où votre salaire optiquement il aura baissé", a poursuivi le candidat et ex-ministre.

"Je pense aussi au petit patron qui aura à gérer son employé qui lui dit +comment ça se fait que tu me paies moins+?", a-t-il plaidé.

Chez les salariés, l'impôt sera prélevé par l'employeur, sur la base d'un taux d'imposition calculé et transmis par l'administration fiscale. Pour les retraités, la caisse de retraite se chargera de la collecte.

En mars, le candidat d'En Marche! avait indiqué vouloir "expérimenter" le prélèvement à la source "pendant une année" pour "regarder les problèmes" et éventuellement "les corriger".

Mi-avril, les syndicats Solidaires Finances Publiques, CGT et FO avaient prédit un "accident industriel" avec la mise en oeuvre du prélèvement à la source en janvier 2018 et adressé un "message de défiance très fort" au ministre sortant des Finances Michel Sapin, concepteur de la réforme.

Lors de l'adoption de la réforme, la droite avait de son côté multiplié les critiques contre ce projet gouvernemental, perçu comme une charge supplémentaire pour les entreprises et une source de complexité administrative.

Chez les deux finalistes de la primaire de la droite, Alain Juppé avait plaidé pour "suspendre" le projet et essayer de "le rebâtir sur des principes plus cohérents", François Fillon défendant une abrogation pure et simple.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS : Rendez-vous Gerard Larcher dans son bureau au Senat.
4min

Politique

[Info Public Sénat] Gérard Larcher officialise sa candidature à la présidence du Sénat dans une lettre aux sénateurs

Sans surprise, le président LR du Sénat officialise sa candidature à sa propre succession, dans un courrier envoyé aux sénateurs LR. Dans son projet intitulé « le Sénat, acteur de la vie politique française », il souligne que la Haute assemblée doit « assurer un contre-pouvoir indispensable à la démocratie ». Une dimension qui devrait être renforcée, en cas de victoire de l’extrême droite à la présidentielle.

Le

ST CLOUD:Socialist candidates-TV debate
5min

Politique

Présidentielle : il y a 20 ans, la première primaire « semi-ouverte » du PS, et déjà Ségolène Royal

À l’occasion du premier débat télévisé entre les cinq candidats de la primaire coorganisée par le PS, ce mercredi 23 septembre, Public Sénat se replonge dans ses archives. Il y a 20 ans, les deux chaînes parlementaires avaient accueilli les trois débats télévisés de la première primaire « semi-ouverte » du PS. Ségolène Royal, encore candidate cette année, faisait alors figure de grande favorite.

Le

Pope Leo XIV Wednesday General Audience – September 23  2026
8min

Politique

La visite du pape enfreint-elle le principe de laïcité ?

L'arrivée du pape Léon XIV pour une longue visite de quatre jours en France suscite plusieurs interrogations sur la compatibilité de son accueil avec le principe de laïcité. Messe géante, restriction de l'accès à l'espace public, achat d'écrans géants par une mairie, et demande de banalisation de la journée d'école de vendredi dans les établissements privés sous contrat… On fait le point.

Le

Sweden NATO
3min

Politique

« Les élections palestiniennes doivent impérativement se tenir », déclare le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot

Durant tout le mois de septembre, la France assure la présidence du Conseil de sécurité des nations unies. Cet après-midi, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot s’est exprimé au siège de l’ONU devant la presse. IA, sanctions contre l’ex-patronne de la chaîne d’Etat russe RT en France, élections palestiniennes, Ormuz… Le ministre aborde divers sujets internationaux.

Le